Haïti: La veuve du président accuse des ennemis d'avoir organisé l'assassinat

par Andre Paultre et Sarah Marsh

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Haïti: La veuve du président accuse des ennemis d'avoir organisé l'assassinat
Martine Moïse (au centre). La veuve du président haïtien Jovenel Moïse, assassiné dans la nuit de mardi à mercredi, a accusé des ennemis, sans les identifier, d'avoir organisé l'attaque pour empêcher le changement démocratique. /Photo d'archives/REUTERS/Andres Martinez Casares

PORT-AU-PRINCE (Reuters) - La veuve du président haïtien Jovenel Moïse, assassiné dans la nuit de mardi à mercredi, a accusé des ennemis, sans les identifier, d'avoir organisé l'attaque pour empêcher le changement démocratique.

Jovenel Moïse a été abattu à son domicile de Port-au-Prince par un commando de tueurs composé de 26 Colombiens et de deux Américains d'origine haïtienne, selon les autorités haïtiennes.

Le doute s'est toutefois installé quant à cette version, les familles d'au moins deux des Colombiens ayant affirmé qu'ils avaient été engagés comme gardes du corps.

Martine Moïse, qui a été blessée lors de l'attaque et a été transportée par avion en Floride pour y être soignée, a déclaré que son mari était visé pour des raisons politiques.

"Vous savez contre qui le président se battait", a-t-elle déclaré dans un enregistrement publié sur Twitter, sans nommer personne.

"Ils ont envoyé des mercenaires pour tuer le président chez lui avec des membres de sa famille à cause des routes, de l'eau, de l'électricité et du référendum ainsi que des élections à la fin de l'année pour qu'il n'y ait pas de transition dans le pays."

Jovenel Moïse avait parlé de forces obscures à l'oeuvre derrière les années de troubles sous son mandat - des politiciens rivaux et des oligarques en colère contre ce qu'il appelait ses tentatives de nettoyer les contrats gouvernementaux et la politique - et avait proposé un référendum pour changer la constitution d'Haïti.

Le référendum, prévu le 26 septembre en même temps que les élections présidentielles et législatives, pourrait abolir le poste de premier ministre, remodeler le pouvoir législatif et renforcer la présidence. Ses détracteurs l'ont qualifié de coup de force.

(Reportage Andre Paultre à Port-Au-Prince, Sarah Marsh La Havane, Luis Jaime Acosta et Julia Symmes Cobb à Bogota; rédigé par Cassandra Garrison; version française Camille Raynaud)

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