H&M a accru ses ventes de 10% en février, un peu moins que prévu

STOCKHOLM (Reuters) - Le groupe suédois de prêt-à-porter Hennes & Mauritz a annoncé mardi une progression de ses ventes en février juste en deçà des anticipations de marché, en dépit d'un rebond lié à des promotions susceptibles d'affecter son bénéfice trimestriel.
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H&M a accru ses ventes de 10% en février, un peu moins que prévu

Les ventes ont augmenté de 10% en devises locales par rapport au même mois de 2015, soit un peu moins que la hausse de 11% que prévoyaient en moyenne les analystes interrogés par Reuters.

Dans son communiqué, H&M précise que l'effet calendaire positif, avec 29 jours en février, a ajouté environ deux points de pourcentage à sa croissance.

Sur les trois mois à fin février, premier trimestre de l'exercice décalé de H&M, les ventes ont atteint 43,7 milliards de couronnes (4,7 milliards d'euros) contre 40,3 milliards un an plus tôt, un résultat là encore un peu inférieur au consensus qui était à 44,0 milliards.

L'action du groupe était stable à 9h45 GMT à la Bourse de Stockholm, après avoir perdu 2,6% dans les premiers échange's.

Jamie Merriman, analyste chez Bernstein, estime que les rabais consentis cet hiver se situent probablement dans le haut de la fourchette prévue par la direction, ce qui devrait peser sur les marges.

Le groupe suédois, qui avait déjà prévenu en janvier d'un premier trimestre affecté par un hiver doux et une hausse de zses coûts liée à la remontée du dollar, publiera le 6 avril ses résultats détaillés du premier trimestre, qui court de décembre à février.

"Le point d'ombre de ce trimestre sera probablement sa faible marge brute, avec une rentabilité affectée par la vigueur du dollar et les promotions d'après les fêtes", renchérit Anne Critchlow, analyste pour Société Générale.

H&M s'approvisionne beaucoup en Asie, où il règle en dollars. Il est plus vulnérable aux variations de la devise que son concurrent Inditex, dont l'approvisionnement dépend moins des manufactures asiatiques.

Le groupe espagnol, maison mère de Zara, a publié la semaine dernière des ventes en hausse de 15% sur les cinq semaines suivant le 1er février.

Pour Anne Critchlow, les divergences entre les deux concurrents sont en train de devenir flagrantes.

"Inditex est moins affecté par la vigueur du dollar en raison de son appui sur des fournisseurs géographiquement proches pour 65% de ses produits", explique-t-elle.

(Anna Ringstrom, Véronique Tison et Julie Carriat pour le service français)

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