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L'usine Agro

Guyader, le charcutier passé au poisson

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Publié le

Made in France

Guyader, le charcutier passé au poisson
Christian Guyader, le directeur de l’entreprise, a su diversifier ses activités.

Qui a dit que l’agroalimentaire breton était en crise ? Certainement pas Guyader. La PME, implantée à Landrévarzec (Finistère), affiche une belle santé dans un secteur en difficulté. Née en 1930, avec comme seule spécialité la charcuterie, elle s’est peu à peu diversifiée, au cours des années 1990, dans le traiteur de la mer, les poissons fumés, et, depuis peu, dans les produits à base de végétaux et les produits bio. Sa recette ? Développer des savoir-faire, anticiper les besoins alimentaires, en privilégiant la qualité et le made in France. Guyader s’appuie sur un actionnariat familial stable. Christian Guyader est la troisième génération à la tête de l’entreprise. Depuis son arrivée dans l’entreprise, au poste de directeur de la production en 1982, jusqu’à son accession à la présidence en 1993, il a su diversifier les activités de la société, en délaissant les secteurs en déclin. « Quand j’ai voulu racheter l’entreprise à ma mère et mes sœurs, les banques n’ont pas voulu m’aider, car elle ne croyait plus à notre métier historique. C’était la mode des produits allégés et lights, et la charcuterie n’était plus du tout un secteur porteur », se rappelle-t-il. À l’affût des tendances de consommation (il voyage beaucoup et arpente chaque année les grands salons alimentaires mondiaux), il décide de se lancer dans le traiteur de la mer. Cette première diversification pour Guyader s’avère concluante. Banques et distributeurs le suivent. Petit à petit, la PME élargit ses gammes, puis se lance dans les poissons fumés, notamment la truite, très en vogue aujourd’hui. À coups de croissance externe et interne, le groupe, rebaptisé Guyader Gastronomie, dispose aujourd’hui de six usines spécialisées et devrait atteindre cette année 80 millions d’euros de chiffre d’affaires, contre 74 en 2015. Grâce à une « cellule » interne de prospection, qui identifie des marchés potentiels, la PME vient de se lancer, il y a quelques semaines, sur un nouveau marché : celui des plats préparés à base de végétaux, très prisés comme substituts aux protéines animales, par les consommateurs désireux de manger plus sain. « L’objectif serait d’arriver à  un quart du chiffre d’affaires », s’enthousiasme Christian Guyader. Pour lui, la diversification concerne également le marketing. Son entreprise teste la réalité augmentée sur ses emballages. Le but : proposer aux acheteurs des vidéos sur leur smartphone autour de recettes ou d’explications sur la fabrication des produits. De quoi montrer l’exemple à un secteur agroalimentaire breton en quête de nouvelles voies pour rebondir.

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