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L'Usine de l'Energie

Guillaume Sainteny dénonce "la vampirisation des sujets environnementaux par le climat"

Olivier Cognasse ,

Publié le

Guillaume Sainteny, président de G.S Conseil, enseignant à AgroParistech et auteur de "Le climat qui cache la forêt – Comment la question climatique occulte les problèmes d’environnement", regrette le peu de cas fait à la pollution de l’air, de l’eau, l’érosion de la biodiversité et la dégradation des sols.

Les entreprises citées

"Dans le passé, le cadre de vie, le paysage, la nature, l’eau, faisaient partie des préoccupations liées à l’environnement. A partir de la fin des années 90, la montée en puissance du climat a réduit l’importance des autres sujets", regrette Guillaume Sainteny, auteur du livre "Le climat qui cache la forêt – Comment la question climatique occulte les problèmes d’environnement".

Celui qui a été directeur des affaires économiques et de l'évaluation environnementale au ministère de l'Ecologie, qui a enseigné le développement durable à l'IEP Sciences-Po et donne aujourd’hui des cours à AgroParistech, évoque "la vampirisation des sujets environnementaux par le climat. L’écart avec les autres sujets est énorme et je ne suis pas climatosceptique".


"7 millions de morts par an avec la pollution atmosphérique"
"Je me pose la question de savoir si le climat est le thème environnemental le plus important", s’interroge l’ancien directeur adjoint du cabinet de Corinne Lepage, alors ministre de l’Environnement.

Et de citer les chiffres de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) : "7 millions de morts par an dans le monde avec la pollution atmosphérique, dont 93% dans les pays du sud et plus de 40 000 en France, contre quelques dizaines pour le réchauffement climatique."

La France et l’Europe émettent peu de gaz à effet de serre (GES), à peine 10% des émissions mondiales, contre 28% pour la Chine, et 25% pour les Etats-Unis. "Le secteur aérien émet quatre fois plus que les émissions de la France (1%). On serre la vis à des pays qui en ont déjà fait beaucoup. Pendant ce temps-là, les pays émergents et les monarchies pétrolières ne font rien."

"Au nom du Grenelle de l’environnement, on a relancé l’hydro-électricité, dommageable pour la biodiversité. On sait qu’aucune nouvelle ligne LGV ne sera rentable et on oublie de dire qu’il y a des impacts majeurs en termes de biodiversité."

Guillaume Sainteny critique également le fait d’avoir tenu compte uniquement du CO2 dans le cas du bonus-malus automobile, alors que les Allemands et les Américains ont pris en compte les oxydes d'azote.

"Les éoliennes contraires à l’esprit de la loi Littoral"

Autre critique : "Les ENR n’aident en rien à décarboner notre électricité. On ne peut pas aller plus loin en France." Il s’en prend aux éoliennes qui sont contraires à l’esprit de la Loi littoral, très utile pour la biodiversité. Il croit bien davantage à "l’efficacité énergétique et aux économies d’énergies qui profitent à l’économie et devraient concerner tous les secteurs."

A contre-courant, Guillaume Sainteny n’est guère favorable au fonds vert pour le climat. Et de citer "l’Egypte, qui pourrait en bénéficier alors qu’elle subventionne davantage les énergies fossiles que l’éducation et la santé publique. Il faut donner de l’argent à ceux qui font des efforts… "

Olivier Cognasse  

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