Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

Quotidien des Usines

Guettés par la liquidation, les salariés de MGM se montrent jusqu’au-boutistes

, , , ,

Publié le

Social

La ligne jaune est franchie. Pas plus tard que vendredi, le sauvetage de l’entreprise paraissait plausible. Hier, l’administrateur judiciaire a pourtant requis auprès du tribunal de commerce de Limoges la liquidation de l’ensemble des sites de MGM France. Pas moins de 270 emplois sont en jeu.

Baisse d’activité pendant la crise, ventes à perte, vices cachés dans le contrat de cession en février 2009… Les raisons ne manquent pas pour comprendre l’enlisement financier du fabricant de composants plastiques.

Sauf que la restructuration de l’entreprise aurait pu, selon la direction, changer la donne. Annoncé avant la vente des sites par Ergom, le plan social qui portait sur 96 emplois était la « condition sine qua non » pour retrouver le chemin de la rentabilité, soutient le directeur des ressources humaines Henry Noblet, aussi « excédé qu’impuissant face à la démarche suicidaire » entreprise à Villers-la-Montagne (Meurthe-et-Moselle).

Sur place, la pilule ne passe pas. La grève, entamée jeudi dernier, a été reconduite aujourd’hui « par 48 voix contre 1 », annonce Jacques Morosini, délégué syndical CFE-CGC. Le leitmotiv est le même depuis des semaines : sauvegarder l’emploi et ouvrir un appel d’offre pour trouver un repreneur.

Une chimère selon Henry Noblet, pour qui l’entreprise a atteint un point de non-retour : « Les pertes par jour de grève se chiffrent à 200 000 euros, les clients annulent leurs contrats les uns après les autres et souhaitent reprendre leurs moules », fait-il savoir.

Les perspectives les plus pessimistes se dessinent désormais pour l’ensemble des sites de MGM France. Si le tribunal de commerce prononcera sa décision définitive le 16 novembre, une délégation conduite par le maire de Villers-la-Montagne, François Boudot, accompagné de quelques salariés du site lorrain, a tenté cet après-midi une action de la dernière chance auprès du sous-préfet de Meurthe-et-Moselle.

Marie Herbet

 

 

L’édition 2010-2011 de « L’ATLAS DES USINES » va être bientôt disponible. Ce hors-série annuel de « L’Usine Nouvelle » propose le classement de 3 801 sites de production de plus de 75 salariés implantés en France. Vous pouvez déjà le commander à notre librairie en ligne en cliquant ici.

Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle