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PME-ETI

GTT, l’ovni parapétrolier

Ludovic Dupin , , , ,

Publié le

GTT, l’ovni parapétrolier
Cuve de méthanier équipée d’un revêtement cryogénique pour le transport de gaz naturel liquéfié.

L’industrie du pétrole et du gaz est au bord de l’asphyxie avec des prix au plus bas. Même les plus puissants parapétroliers tirent la langue. Mais sur cet océan agité, il en est un qui tient son cap sans souci, le français GTT (Gaztransport et Technigaz). Sa spécialité ? La construction de membranes de confinement pour le gaz naturel liquéfié dans les navires. Créée par Total et Engie, la société située à Saint-Rémy-lès-Chevreuse (Yvelines) trace désormais sa route seule, ses fondateurs n’étant que des clients parmi tant d’autres. Début 2014, GTT, dont Engie conserve 40 %, a été introduit en Bourse. Quand Total a vendu ses parts restantes à Temasek, le fonds souverain de Singapour, le cours de GTT n’a pas fluctué. Et en 2015, son chiffre d’affaires est resté stable, à 226,45?millions d’euros, avec un résultat net en légère hausse de 1,61 %, à… 117,25?millions d’euros. Car cette ETI hors norme dégage une marge nette de 50,8 %, « plus que certains acteurs du luxe », s’amuse le PDG, Philippe Berterottière. Les autres chiffres, qui laissent sans voix, sont ceux des parts de marché de GTT : 80 % pour les méthaniers et 100 % pour les unités de regazéification (FSRU). Le secret ? Pour Philippe Berterottière, « d’une part, un quart de notre budget est consacré à l’innovation, cela représente 22?millions d’euros par an. D’autre part, il faut faire de la qualité au juste coût. Cela signifie faire des efforts sur notre efficacité opérationnelle et sur la rationalisation de notre production. Il faut en permanence repartir d’une page blanche pour savoir de quoi on a vraiment besoin ». N’est-ce pas aller trop loin quand on possède une telle domination sur le marché mondial ? « Ce qui est intéressant, ce ne sont pas nos 80 % de parts de marchés, mais les marchés à conquérir ! », assure Philippe Berterottière. Et GTT a des terres de conquête en vue, comme les logiciels de simulation pour former les équipages des méthaniers. Une offre qui rencontre une forte demande, assure le groupe. GTT cherche aussi à déployer son savoir-faire dans les secteurs des méthaniers et des navires à propulsion GNL (gaz naturel liquéfié), une alternative au fioul. Parmi les 35 commandes enregistrées en 2015, on compte la première barge d’approvisionnement de porte-conteneurs propulsés au GNL pour l’américain Tote. À plus long terme, le groupe s’intéresse au transport d’autres gaz à température cryogénique comme l’ammoniac et le GPL. Une telle domination attire les jalousies. L’autorité coréenne de la concurrence a ouvert une enquête sur un éventuel abus de position dominante. Il faut dire que les chantiers navals du pays contrôlés par Hyundai et Samsung aimeraient imposer leurs propres technologies. Mais GTT résiste ! 

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