Quotidien des Usines

GSK : le plus gros investissement nordiste après Toyota

,

Publié le

Investissement


« Le groupe pharmaceutique GlaxoSmithKline (GSK) va créer plus de 300 emplois d'ici à 2010 dans le Nord-Pas-de-Calais, où il compte investir plus de 300 millions d'euros à Saint-Amand-les Eaux, sur le site d'une de ses filiales, Sterilyo », ont annoncé lundi plusieurs de nos confrères.

Le groupe confirme, en effet ,qu'un « investissement important » est prévu sur ce site, mais ne veut lâcher aucun détail avant vendredi, jour de l'annonce officielle du projet en présence de Jean-Pierre Garnier, P-DG du groupe GSK, Christophe Weber, président du laboratoire GSK France, Philippe Favre, le nouveau président de l'Afii (Agence française des investissements étrangers) et Alain Bocquet, député-maire de Saint-Amand-les-Eaux. Ce dernier aurait évoqué qu'il s'agirait « du plus grand investissement dans la région » depuis l'arrivée du constructeur automobile japonais Toyota à Onnaing/Valenciennes.

Sterilyo, qui emploie plus de 115 salariés à Saint-Amand-les-Eaux, est spécialisée dans les médicaments stériles injectables. Le laboratoire britannique aurait choisi ce site pour y produire le Cervarix, un vaccin contre les papillomavirus (HPV), responsables de la plupart des cancers de l'utérus.
Le Cervarix est un concurrent du Gardasil. Ce dernier vaccin préventif contre le cancer du col du l'utérus, développé par l'américain Merck, vient de recevoir son autorisation de mise sur le marché dans l'Union européenne, et sera commercialisé par Sanofi Pasteur MSD, société détenue à parts égales par Sanofi Pasteur et Merck & Co.

Par ailleurs, GSK a soumis, en mars, une demande d'autorisation de mise sur le marché du Cervarix auprès de l'Agence européenne pour l'évaluation des médicaments et prévoit de déposer le dossier à la Food and Drug Administration (FDA) américaine d'ici la fin de l'année.

Le chiffre d'affaires potentiel pour chacun des deux médicaments est estimé à environ 1 milliard de dollars par an à terme en Europe, où les papillomavirus HPV16 et HPV18 seraient responsables chaque année de 25 000 nouveaux cas de cancer du col de l'utérus, de 112 000 nouveaux cas de lésions précancéreuses du col utérin et de 24 000 nouveaux cas de lésions précancéreuses de la vulve et du vagin, selon Sanofi Pasteur MSD.

Catherine Moal

Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte