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Quotidien des Usines

GSK cède le site de Notre-Dame-de-Bondeville à son partenaire sud-africain

Gaëlle Fleitour , , , ,

Publié le

Obligé de se restructurer en Europe pour renouer avec la croissance, le groupe pharmaceutique anglais GSK va céder son site de production Glaxo Wellcome Production de Notre-Dame-de-Bondeville (Seine-Maritime), ainsi que ses médicaments contre la thrombose, au premier groupe pharmaceutique d’Afrique, Aspen.

GSK cède le site de Notre-Dame-de-Bondeville à son partenaire sud-africain © D.R. - Leem

L’annonce, en février, de la restructuration de GSK en Europe aurait dû préparer les esprits. Officialisée mardi 18 juin 2013, la cession du portefeuille de médicaments dans la thrombose du laboratoire anglais au groupe pharmaceutique sud-africain Aspen est pourtant une surprise. D’autant que les activités de production et de commercialisation de GSK dans ce domaine thérapeutique sont également inclues dans la vente. Le montant n’est pas divulgué. En France, le site de production de Notre-Dame-de-Bondeville (Seine-Maritime) va donc passer entre les mains d’Aspen, dont GSK détient 18 %.

Le maintien des 700 salariés sur le site

Jean-Yves Lecoq, vice-président et secrétaire général du laboratoire GSK, se veut rassurant : Aspen s’est engagé à "une reprise complète des effectifs : les 700 collaborateurs du site rejoindront le groupe". Selon lui, leur activité ne devrait pas être bouleversée : ils continueront à produire les médicaments anti-thrombotiques qui passeront sous la bannière d’Aspen, et poursuivront l’activité de remplissage pour les vaccins de GSK, selon un contrat qui court jusqu’en 2015. "Ce site dispose d’un véritable savoir-faire industriel dans les produits injectables stériles, pas forcément lié à un domaine thérapeutique", argumente Jean-Yves Lecoq.

Des produits déjà concurrencés par les génériques

Pour les salariés de cette usine située à quelques kilomètres de Rouen, familière des cessions (elle avait été reprise par GSK en 2004, suite à la fusion de Sanofi-Aventis), c’est néanmoins le choc. D’autant plus que GSK avait annoncé en septembre dernier un investissement de 35 millions d’euros sur trois ans à Notre-Dame-de-Bondeville, afin de se doter d’une ligne de remplissage de seringues prêtes à l’emploi pour certains vaccins du groupe.

"Les salariés sont désemparés, et inquiets pour leur avenir, confie à chaud Isabelle Fréret, déléguée syndicale CFE-CGC GSK à Notre-Dame-de-Bondeville. Le portefeuille de produits ne comprend que des antithrombotiques qui ne sont pas symbole d’avenir, avec notamment un des produits qui est déjà génériqué : l’Arixtra [un médicament copié depuis 2005 dans une grande partie du monde, et à partir de l’année prochaine en France, ndlr]. Notre crainte porte sur ce que veut faire Aspen de notre site : étendre sa production aux pays émergents, donc essayer de réduire les coûts et la marge salariale ? Ou bien a-t-il un réel projet d’introduire de nouveaux médicaments ?"

Une première en France pour Aspen

Premier fabricant pharmaceutique d’Afrique avec 1,5 milliard d’euros de chiffre d’affaires en 2012 et 6 000 collaborateurs, Aspen n’était jusqu’alors pas présent en France. Spécialisé dans la fabrication et la distribution de marques et de génériques en Afrique, en Asie et en Amérique du Sud, il ne s’est implanté en Europe que récemment, avec le rachat en 2005 d’une usine de 350 personnes de GSK en Allemagne.

Les syndicats de Notre-Dame-de-Bondeville attendent avec impatience de rencontrer les dirigeants d’Aspen lors du prochain comité central d’entreprise de GSK, qui se tiendra le 27 juin à Marly-le-Roi (Yvelines).

Le transfert des activités commerciales relatives à la thrombose devrait s’effectuer à la fin de l’année, tandis que celui du site de production se déroulera courant 2014. GSK ne disposera alors plus que de trois sites de production en France.

Gaëlle Fleitour

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