Grogne contre le pointage en bleu de travail chez Airbus Nantes

A l'appel de la CGT, plusieurs centaines de salariés d'Airbus Nantes à Bouguenais (Loire-Atlantique) enchaînent les débrayages. Ils refusent d'entrer à l'usine déjà vêtus de leur bleu de travail.

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Grogne contre le pointage en bleu de travail chez Airbus Nantes

La question du "bleu de travail" divise chez Airbus Nantes, à Bouguenais (Loire-Atlantique). Ils étaient près de 300 salariés, lundi 22 février, à débrayer. En cause, un projet d'accord d'entreprise imposant aux personnels d'ateliers de pointer matin et soir en bleu de travail, afin de gagner du temps véritablement productif. Pour l'instant, les "cols bleus", pointent en tenue "civile" et se changent au vestiaire, sur leur temps de travail.

L'entreprise doit présenter mercredi 24 février lors d'un comité central d'entreprise (CCE) cette mesure, qui s'inscrit dans un plan global d'entreprise d'amélioration de la compétitivité. Confronté à un plan de charge proche de dix ans, l'avionneur doit en effet accroître ses cadences et entend gagner du temps de travail sur l'habillage. Si la mesure est adoptée, les personnels d'ateliers des trois usines françaises du groupe (Toulouse, Nantes et Saint-Nazaire) devront, dès début avril, pointer matin et soir en bleu de travail.
Selon la direction, l'accord sera "valide dès lors qu'il est signé par une ou deux organisations syndicales qui représentent au moins 30% des salariés". Il sera soumis à partir du 25 février aux syndicats, qui auront six jours pour répondre.

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Compensations

Le groupe propose de compenser le temps d'habillage et de déshabillage, estimé à 20 minutes par jour, par une augmentation moyenne de 60 euros par mois et trois jours à récupérer par an, ce qui place Airbus au-dessus de la moyenne. Dans les autres secteurs, cette compensation atteint en moyenne "15,24 euros mensuels dans l’industrie et le commerce de gros, 7,66 euros dans l’industrie laitière et 19,82 euros dans les entreprises de sécurité", précise la direction. Et d'ajouter, "la compensation intègre également trois jours de récupération par an et par salarié. A titre de comparaison, le secteur de l’hôtellerie et de la restauration propose uniquement un jour de RTT par an". Enfin, Airbus souligne que "cette mesure n’a pas d’impact sur la durée légale du travail des salariés concernés".

La CGT, non majoritaire, a exprimé son intention de ne pas signer, estimant que le "badgeage en bleu" entraîne "une augmentation de 9 heures à 9,5 heures du temps passé en entreprise par mois". Majoritaire avec 51,4% sur le site, Force ouvrière devrait en revanche signer, estimant les compensations satisfaisantes.

Emmanuel Guimard

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