Grippe A : comment FPT Powertrain Technologies s’est préparé

Cette usine bourguignonne de fabrication de moteurs, appartenant au groupe Fiat, est parée pour faire face au virus H1N1. Son activité déjà mise à mal par les baisses de production dans le secteur, la pandémie ne devrait paradoxalement pas aggraver sa situation.

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Grippe A : comment FPT Powertrain Technologies s’est préparé

Chez FPT Powertrain Technologies à Bourbon-Lancy, une usine du groupe Fiat qui se consacre à l’usinage de pièces pour moteurs et à l’assemblage de moteurs pour les véhicules industriels et agricoles du groupe, on travaille depuis longtemps sur le sujet de la grippe A (H1N1). Pour cette entreprise, disposer d’un service de médecine du travail en service autonome – le médecin est salarié de l’entreprise – s’est avéré crucial dans la mise en place du plan de bataille contre la pandémie.

« J'ai suivi le plan gouvernemental et ai recueilli tous les éléments d’information », explique le docteur Christine Pierrot (photo), médecin à temps plein chez FPT. En lien avec la direction de l’usine, elle a coordonné les travaux. Et cela en toute autonomie, ou presque. En effet, du siège italien, les consignes sont restées on ne peut plus sommaires. Les déplacements dans les pays d’Amérique du Sud ont été par exemple restreints au début de l’épidémie au Mexique, mais la direction centrale n’est pas allée beaucoup plus loin.

FPT Powertrain Technologies
Site : Bourbon-Lancy en Bourgogne
Activité : usinage de pièces en fonte et en acier, assemblage de moteurs pour la gamme véhicules lourds du groupe Fiat.
Effectifs : environ 1.600 personnes
CA 2007 : 663,1 M€
Sur le plan sanitaire, FPT s’est dotée du matériel de protection en quantité suffisante pour tout le personnel, de façon à tenir quatre semaines. Toutes ces commandes sont déjà livrées. Pour aider les salariés à adopter les bons gestes, des affiches ont été placardées dans les locaux et des consignes distribuées avec les fiches de paie dès le mois de juillet. De nouveaux affichages sont prévus ce mois ci.

Sur le plan industriel, l’entreprise a défini les activités stratégiques qu’il conviendrait de préserver en cas de passage à la phase 6 du plan gouvernemental, celles qui pourront être suspendues et pendant quelle durée, et enfin celles qui pourront être aménagées afin de s’adapter à la situation.

« Les services de gardiennage, de maintenance, les pompiers permanents constituent les activités à maintenir même en cas de pandémie, énumère le docteur Pierrot. Les activités de production pourront être suspendues. Limiter les rassemblements sur les lignes de montage, c’est difficile ! Cependant, on pourra se contenter dans certains cas de limiter la production : en diminuant le nombre d’opérateurs, il est parfois possible de maintenir une activité de production tout en limitant la proximité des salariés. »

La médecine du travail en service autonome, c’est pour qui ?
Le seuil au-delà duquel l’établissement a le choix entre un service de santé au travail interentreprises et un service autonome est fixé à 412,5 salariés et 400 examens.
Le seuil à partir duquel l’établissement a l’obligation de constituer un service de santé au travail autonome est fixé à 2200 salariés ou 2134 examens.
L’activité de FPT étant déjà réduite actuellement à cause de la crise – environ la moitié des salariés sont au chômage partiel par rotation -, paradoxalement le passage au niveau 6 du dispositif d’alerte n’aggraverait pas forcément la situation. « La production continue à un niveau réduit qui pourrait être le même qu’en situation de pandémie », précise Christine Pierrot. Ainsi, si la moitié des salariés était touchée par la maladie, en admettant que les 50% de salariés obligés de rester chez eux à cause de la réduction de la production les remplacent, le volume global sortant des lignes resterait le même.

« La polyvalence est un élément que nous développons en termes de formation, afin de faire en sorte que les opérateurs soient capables de travailler tant sur un secteur de montage que sur un secteur d’usinage. En cas de pandémie, cela nous permettrait de ventiler les opérateurs selon les besoins. »

Reste une inconnue : le niveau de préparation des fournisseurs, localisés un peu partout dans le monde, et sans qui les chaînes pourraient s’arrêter faute de matière.


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