Grèves : les usines qui entrent dans le mouvement

Journée de mobilisation oblige, les salariés des usines françaises ont arrêté le travail et bloquent certains sites. Etat des lieux.

Partager

TESTEZ GRATUITEMENT L'ABONNEMENT À L'USINE NOUVELLE

15 jours gratuits et sans engagement

Grèves : les usines qui entrent dans le mouvement

Baisse de la production à Flamanville

Les premiers mouvements ont commencé sur le site de la centrale nucléaire EDF de Flamanville, avec le vote par une partie des salariés (à 175 voix pour sur 180 membres présents) d’un arrêt de travail de 48 heures, avec une baisse de la production d’au moins 50%. L’objectif étant de contester le projet de réforme des retraites et d’affecter l’économie nationale. « Nous décidons de la production et désirons garder un équilibre entre production et consommation, sans affecter les particuliers, assure le délégué CGT Philippe Page. Mais au fond nous impactons la balance commerciale française, car depuis ce matin, nous sommes dans une situation d’importation d’énergie, alors que nous devrions être en train d’exporter ». Du côté de la direction, on confirme que l’impact sur les particuliers sera réduit, même si les deux réacteurs tournent au ralenti depuis le 18 octobre 15h. « Le tout avec un maintien de la sûreté nucléaire évident assuré par du personnel gréviste mais responsable », tient à préciser le délégué CGT. La poursuite du mouvement pourrait être votée demain à 8h lors d’une assemblée générale. En attendant, les salariés grévistes se rendent à Cherbourg pour la manifestation de 14h.

Blocage du site de PSA à Mulhouse

Un autre mouvement a débuté lundi en fin de journée, sur le site du constructeur automobile PSA à Mulhouse. Une soixantaine de salariés CGT et CFDT ont bloqué les trois entrées du site au moment du changement de tournée et juste après une opération de tractage et de filtrage des véhicules. « On a maintenant besoin de bloquer l’économie pour forcer le gouvernement à retirer son projet », a commenté le délégué CGT Vincent Duse. Ce blocage a engendré un retard dans la production de l’usine, qui produit des 206 Plus, des 308 Peugeot et des Citroën C4.

L'approvisionnement du site Roquette de Lestrem rendu impossible

En début de matinée le 19 octobre, une soixantaine de salariés de l’usine de Lestrem du groupe Roquette, spécialiste de la transformation d’amidon, ont bloqué les passages à niveau, uniques moyens d’accès à l’usine, selon des sources syndicales. En effet, l’usine est reliée au réseau ferré national pour l’approvisionnement en grains. Les manifestants avaient reçu l’appui de la CGT Cheminots qui perturbe les livraisons vers l’usine depuis le début du mouvement social sur les retraites. Selon la direction, ce mouvement a créé un certain retard dans la circulation des camions, mais surtout des encombrements sur la voie publique. « On va rester là une partie de la journée », a commenté Francis Courbois, délégué CFDT chez Roquette. Une partie des manifestants a pourtant levé les barrages pour préparer la manifestation unitaire prévue à 14H 30 à Lille.

Lire l'interview du représentant de l'intersyndicale

Débrayages chez Unilever

Sur les sites français d'Unilever, la protestation contre la réforme des retraites se conjugue à un conflit local. Le projet de fermeture de l'usine Fralib de Gémenos (Bouches-du-Rhône) provoque la colère de ses salariés, "il n'y a aucune raison économique de fermer ce site" affirme Gérard Cazorla, secrétaire CGT du CE. Lundi, des délégations de Fralib ont visité tous les autres sites français du groupe. Des débrayages ont eut lieu dans les deux usines Knorr de Duppigheim (Bas-Rhin), les usine Amora de Dijon (Côte-d'Or) et Maïzena de Ludres (Meurthe-et-Moselle), ainsi que sur le site qui fabrique des dentifrices à Compiègne (Oise) et celui qui produit la lessive Sun à Saint-Vulbat (Ain). Ces débrayages se sont prolongés aujourd'hui, pour rejoindre la protestation globale.

Rémy Maucourt et Barbara Leblanc




Partager

SUJETS ASSOCIÉS
NEWSLETTER Economie Social et management
Nos journalistes sélectionnent pour vous les articles essentiels de votre secteur.

Votre demande d’inscription a bien été prise en compte.

Votre email est traité par notre titre de presse qui selon le titre appartient, à une des sociétés suivantes... Lire la suite

Votre email est traité par notre titre de presse qui selon le titre appartient, à une des sociétés suivantes du : Groupe Moniteur Nanterre B 403 080 823, IPD Nanterre 490 727 633, Groupe Industrie Service Info (GISI) Nanterre 442 233 417. Cette société ou toutes sociétés du Groupe Infopro Digital pourront l'utiliser afin de vous proposer pour leur compte ou celui de leurs clients, des produits et/ou services utiles à vos activités professionnelles. Pour exercer vos droits, vous y opposer ou pour en savoir plus : Charte des données personnelles.

Fermer
LES ÉVÉNEMENTS L'USINE NOUVELLE

LES SERVICES DE L'USINE NOUVELLE

  • Recherche le contact d'un décideur ou d'une entreprise industrielle

    PRESENTS
ARTICLES LES PLUS LUS