Greenpeace dénonce la seule fermeture de Fessenheim

"Pourquoi seulement moi ?" C’est l’appel qu’ont projeté des membres de Greenpeace sur le mur du réacteur de la centrale de Fessenheim, ce jeudi 28 mars. De quoi attirer l’attention sur une étude de l’ONG invitant à fermer 5 centrales en France.

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Greenpeace dénonce la seule fermeture de Fessenheim

François Hollande s’est engagé à fermer les deux réacteurs de la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin) d’ici à la fin 2016 et à ramener la part du nucléaire à 50 % dans le mix français d’ici à 2025. Mais Greenpeace juge que ce chiffre est inatteignable en ne fermant que la centrale alsacienne. Aussi, l’ONG s’est fendue d’une étude où sont pointées du doigt 5 centrales à fermer en priorité : Blayais (Gironde), Bugey (Rhône-Alpes), Fessenheim (Haut-Rhin), Gravelines (Nord), Tricastin (Drôme). L’ensemble regroupe 18 des 54 réacteurs français et compte pour 18,1 GW de capacités de production d’électricité, sur 63 GW au total.

Le gouvernement a choisi de fermer Fessenheim car elle est la doyenne du parc et qu’elle se situe dans une zone sismique et inondable. Selon ces critères, l’ONG estime que plusieurs autres centrales devraient être fermées. Greenpeace a donc analysé le parc français sous trois angles : le niveau de sûreté (âge, Mox, radier…), le risque d’agressions externes naturelles ou non (inondation, séisme, incendie…), les conséquences d’un accident (frontières, densité de population…). A titre d’exemple, si l’on prend le cas de la centrale du Tricastin, Greenpeace rappelle qu’il s’agit de la 3e plus vieille centrale du pays. Elle est située sous le niveau du canal de Donzère. Trois aéroports sont à proximité. Les forts vents favoriseraient la dispersion de radionucléides, qui toucheraient des terres agricoles.

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Face à cette étude de Greenpeace, EDF a répondu à l’AFP que "toutes les centrales nucléaires d’EDF, y compris Fessenheim, présentent un niveau de sûreté satisfaisant, comme l’a souligné l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) lors de la remise de son rapport sur les évaluations complémentaires de sûreté le 3 janvier 2012". Comprendre : la décision de fermer Fessenheim pour des raisons de dangerosité dédit et affaiblit l’ASN et ouvre la porte à d’autres fermetures. De son côté, Sophia Majnoni, chargée du nucléaire pour Greenpeace, estime que "fermer uniquement Fessenheim est une manœuvre politique. Cela ne nous permet pas d’atteindre l’objectif présidentiel mais surtout d’autres centrales sont aussi dangereuses."

Pour une fois, Greenpeace et EDF sont d’accord : la décision de fermer uniquement Fessenheim n’est pas cohérente…

Ludovic Dupin

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