Economie

Grèce en crise : début des hostilités parlementaires

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Les députés grecs entament ce lundi des discussions qui promettent d'être animées. Les ministres des Finances de l'UE ont donné jusqu'au 3 juillet aux autorités grecques pour faire adopter au Parlement les mesures d'austérité exigées par l'UE et le FMI. En cas de rejet des nouvelles mesures, la prochaine tranche d'aide de 12 milliards d'euros ne sera pas versée à Athènes. Ce qui pourrait conduire la Grèce à faire défaut.

Grèce en crise : début des hostilités parlementaires © REUTERS

Pour tenter de favoriser une sortie de crise, le Trésor français et les institutions financières tentent désormais d'impliquer les créanciers privés. Le principal lobby mondial des banques doit rencontrer à Rome ce lundi matin des responsables gouvernementaux européens pour en discuter.

La première proposition de Paris prévoyait des emprunts longs qui pourraient être assortis d'un taux d'intérêt équivalent à celui que la Grèce acquitte vis-à-vis de ses "sauveteurs" publics. Avec en outre un taux d'intérêt variable susceptible d'être indexé sur un indicateur économique grec, comme le PIB. Trop risqué, estiment les créanciers.

L'alternative, avancée par un groupe de travail emmené par BNP Paribas, ouvre la possibilité de réinvestir 70% seulement des sommes reçues à l'occasion des tombées d'emprunts grecs. La moitié serait allouée à de nouveaux prêts grecs, émis cette fois à 30 ans. Quant aux 20% restants, ils seraient placés sur un fonds investi sur des titres de très grande qualité qui s'autoalimenterait ensuite grâce au cumul des intérêts.

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