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Gouvernement Valls 2 : trois marqueurs de changement

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Publié le

Analyse

Gouvernement Valls 2 : trois marqueurs de changement © Pascal Guittet - L'Usine Nouvelle

Le changement, c’est (vraiment) maintenant ? Après l’annonce du nouveau gouvernement Valls, la plupart des observateurs (qu’ils approuvent ou non les décisions prises par le président de la République et son Premier ministre) s’interrogent : assistons-nous au tournant du quinquennat de François Hollande, celui qui transformerait radicalement l’ancien secrétaire du Parti socialiste en un « Gerhard Schroder » français ? Le remaniement suscité (de manière volontaire, n’en doutons pas) par Arnaud Montebourg, le turbulent ministre du Redressement productif, pourrait donc accoucher d’un exécutif plus fort, déterminé à appliquer à la France le remède social-libéral que se sont administrés nos voisins et donc prêt à avancer rapidement sur le chemin des réformes.

C’est ce que souhaitent les chefs d’entreprise, même si, comme le souligne Pierre Gattaz, le président du Medef, il faut attendre les premiers actes de ce gouvernement Valls 2 pour juger sur pièce. Trois faits cependant laissent penser que nous sommes sans doute en train de basculer dans une nouvelle ère.

Le premier, c’est la réaction de Manuel Valls. Le Premier ministre n’a pas attendu pour montrer son autorité. Défié par Arnaud Montebourg (sur la forme plus que sur le fond), il a tapé du poing sur la table et rapidement pris la décision de mettre dans la balance la démission de son gouvernement. Cela tranche avec l’ère Ayrault où les tergiversations semblaient la règle. Le gouvernement, et peut-être aussi notre pays, s’est donc découvert un chef, un leader qui n’a pas peur de trancher.

Le deuxième fait de cette crise politique, c’est la recherche de cohérence. En nommant Emmanuel Macron au poste de ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique, Hollande et Valls unifient la « pensée » économique de l’exécutif. Celui qui était secrétaire général adjoint de l’Élysée est en effet considéré comme le « père » du pacte de responsabilité, tenant d’une politique de l’offre et de « sérieux budgétaire ». Contrairement à Montebourg qui, malgré un pragmatisme certain sur les dossiers industriels qu’il avait à traiter, n’a pas réussi à faire le deuil de son idéologie de la démondialisation.

Enfin le troisième fait marquant, c’est l’arrivée ou la promotion de trentenaires à des ministères régaliens : Emmanuel Macron à l’économie, à l’industrie et au numérique, Fleur Pellerin à la Culture ou Najat Vallaud-Belkacem à l’Éducation. Sans faire de jeunisme, ces nominations sont une bonne nouvelle dans un pays où l’on considère des cinquantenaires comme des jeunes loups de la politique

On le voit, finalement, le changement a déjà commencé. Espérons qu’il se traduise en actes rapidement.

Thibaut De Jaegher

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