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Goulard associe luxe et industrie du futur

Marine Protais ,

Publié le

Le fabricant d’accessoires en métal a organisé la capitalisation de ses savoir-faire et mis en place de nouvelles techniques de production.

Goulard associe luxe et industrie du futur
Les principales techniques de conception et de fabrication sont stockées sur une plate-forme de gestion de contenu.
© D.R.

Le luxe, conservateur ? Pas selon Radoinne ­Boumrazne, le directeur du site de Goulard, filiale du groupe J3L et spécialiste des accessoires en métal pour les grandes maisons, les fermoirs de sac notamment. Son usine de 30 salariés, implantée à Châtillon-le-Duc (Doubs), fait partie des 3 400 sociétés engagées dans la démarche Industrie du futur portée par l’Alliance du même nom. Ce programme en partie financé par l’État et lancé en 2015 vise à moderniser les PME françaises.

Goulard a été accompagné par le Centre technique des industries mécaniques (Cetim), l’un des membres fondateurs de l’Alliance, pendant quatre mois. « Nous étions déjà dans la réflexion, mais nous avions besoin d’un regard extérieur pour confirmer ce que l’on pensait et nous donner de nouvelles idées », explique Radoinne Boumrazne. Et pas n’importe quel regard, celui d’experts. « Nous avons eu un premier audit par une consultante désignée par le Cetim qui connaît très bien le monde du luxe. Ensemble, nous avons défini deux axes de travail : la capitalisation des savoir-faire et l’intégration de nouvelles techniques de production. Puis, pour chacune de ces thématiques, nous avons ensuite été suivis par un consultant spécialisé », détaille le directeur. Pour ces audits, le sous-traitant a déboursé 1 000 euros. Il a ensuite investi quelques centaines de milliers d’euros dans l’acquisition de nouvelles machines.

Il fallait un œil avisé pour comprendre la problématique de Goulard. Comme tous les sous-traitants du secteur, la société se retrouve, il y a quelques années, confrontée à la concurrence italienne. Radoinne Boumrazne décide alors de changer de stratégie. « Nous avons cherché à nous distinguer en nous spécialisant dans les moutons à cinq pattes », raconte-t-il. Des pièces très particulières produites en petites séries, voire à l’unité pour des particuliers, et des prototypes pour les défilés. Chaque commande ou presque est un nouveau produit. D’où la nécessité de regrouper et de partager l’ensemble des savoir-faire. « Nous étions à la recherche d’un système qui nous évite de réinventer la poudre à chaque fois », indique-t-il. D’autant que la plupart des salariés ont moins de quatre ans d’ancienneté. Le consultant du Cetim leur propose plusieurs solutions. Goulard opte pour la plate-forme Sharepoint sur laquelle sont regroupées les techniques de conception et de fabrication les plus compliquées et souvent utilisées. Les ingénieurs écrivent également une bible de la conception des serrures et une autre de la préparation de la laque.

Des techniques issues d’autres secteurs

Le troisième consultant qui a suivi Goulard l’a aidé à s’orienter vers de nouvelles techniques de production comme le tournage de faible diamètre. L’atelier ressemble à un petit musée de l’usinage. On y trouve une machine de décolletage, des machines 5 axes, 3 axes, une machine fil… Le sous-traitant avait déjà pour politique de multiplier les techniques avant de participer au programme Industrie du futur. « La plupart des entreprises qui nous sollicitent sont des sociétés qui vont de l’avant, font des choses », rapporte Gérard Vallet, le délégué régional du Cetim. L’équipe de ­Goulard est constituée de techniciens qui viennent de mondes très différents : l’automobile, la plasturgie, l’horlogerie… « Chacun amène de nouvelles idées venues de son secteur d’origine », précise le directeur du site. Goulard utilise par exemple la fonction iMachining du logiciel Solidcam de Dassault Systèmes. Elle calcule de manière automatique les conditions de coupe à partir des caractéristiques de la machine, de la matière et de l’outil. Une pratique plutôt courante dans l’aéronautique et le médical, moins dans le luxe. Les méthodes mises en place par le sous-traitant ne paraissent pas révolutionnaires, mais il s’agit du « premier temps de la valse » selon Philippe ­Choderlos de Laclos, le président du Cetim. La transformation numérique viendra dans un second temps. 

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Usine Nouvelle N°3496-3497

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