Economie

Goss supprime 300 emplois et ferme son site de Montataire.

, , , ,

Publié le

Le tribunal de Commerce de Compiègne (Oise) a validé l'offre de reprise du fabricant de rotatives Goss, par sa maison-mère Goss International.

Goss supprime 300 emplois et ferme son site de Montataire. © Goss International

Le tribunal de Commerce de Compiègne (Oise) a validé l'offre de reprise de Goss par sa maison-mère, Goss International, filiale du chinois Shangaï Electric, pour la somme de 2,4 millions d'euros. En redressement judiciaire depuis le 3 avril, le fabricant de rotatives ne s'est vu offrir aucune autre offre de reprise.

Entérinée vendredi 26 juillet, l’offre prévoit le licenciement de 300 salariés sur 423 et le maintien des emplois commerciaux, de bureau d'étude et de service après-vente. Le site de Montataire, qui emploie 313 personnes, sera fermé. 78 à 83 postes seront transférés en région parisienne, à Senlis. Dans l'usine de Nantes (Loire-Atlantique), environ 70 postes seront supprimés sur 110 actuellement.

Un délégué du personnel, Yves Jaudouin, a dénoncé à l'AFP "une escroquerie manifeste". "L'entreprise se rachète elle-même, ce qui lui permet de jeter ses dettes et ceux dont elle ne veut plus, et demande à la communauté de gérer les erreurs qu'elle a commises."

L'offre de reprise présentée par Goss Internationale avait d'abord été jugée floue par le tribunal. En effet dans la loi française, un groupe ne peut acheter sa propre entité, sauf en ayant une requête du ministère public. Goss International a demandé au tribunal de passer outre cette absence de requête.

Timothée L'Angevin

Réagir à cet article

Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte