Goss France liquidée mais reprise par la maison-mère

Le Tribunal de commerce de Compiègne (Oise) a prononcé mercredi  8 janvier la liquidation judiciaire du fabricant de rotatives Goss International France installé à Montataire (Oise) et Nantes (Loire atlantique). Goss International France a été reprise - avec 123 salariés sur 423 - par sa maison-mère Goss International Europe en juillet 2013. Contestée par les salariés, cette reprise avait été confirmée en novembre 2013 par la cour d’appel d’Amiens (Somme).

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Goss France liquidée mais reprise par la maison-mère

Le Tribunal de commerce de Compiègne (Oise) a prononcé mercredi 8 janvier la liquidation judiciaire de Goss International France (filiale française de Goss International Europe), installée à Montataire (Oise) et Nantes (Loire Atlantique).

Le groupe Goss International Europe (Pays-Bas) va toutefois conserver deux unités en France, puisqu’il a repris le 27 juillet 2013 sa filiale française en redressement judiciaire. Sur les 423 salariés employés par Goss France, 123 ont été repris par la maison-mère. Selon une source de la direction jointe par usinenouvelle.com, 112 salariés ont été repris à la date d’aujourd’hui, onze autres dossiers sont en cours.

La maison-mère va engager le déménagement de ses deux sites devenus inadaptés et trop grands. Les équipes de Montataire (environ 80 salariés) iront à Senlis (Oise), celles de Nantes (environ 40 salariés) emménageront dans d’autres locaux dans la même ville.

Le site industriel de Montataire est voué à la fermeture car la reprise ne concerne pas les activités de production du fabricant de rotatives, mais seulement le bureau d’études, le service commercial et après-vente.

Les salariés de Goss International France avaient contesté la reprise de leur entreprise par la maison-mère, seul candidat à la reprise. Mais le 7 novembre 2013, la Cour d’appel d’Amiens (Somme) avait validé cette reprise.

Le Tribunal de commerce de Compiègne devait initialement statuer sur la liquidation le 13 novembre 2013, mais il avait reporté sa décision à la date du 8 janvier pour ne pas gêner la procédure concernant les salariés protégés dont l’administration du travail a refusé le licenciement. C’est désormais le mandataire-liquidateur qui va reprendre la procédure concernant le licenciement des salariés protégés.

Le fabricant de rotatives se trouvait depuis 2007 dans une passe très difficile avec une chute des commandes sans précédent. Les différents plans de sauvegarde de l'emploi mis en place depuis cette date ne lui ont pas permis de se redresser. Le marché de la rotative aurait été divisé par trois depuis 2007 à l’échelle mondiale, indique une source du secteur. Du fait notamment des difficultés de la presse "print".

Claire Garnier

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