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PME-ETI

Gorgé, ETI de l'année 2014

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Made in France En dix ans, l’ex-équipementier automobile Gorgé a su se transformer. Au fil des rachats, le groupe s’est spécialisé dans les services et produits de haute technologie et affiche une belle maîtrise industrielle. Un parcours que L’Usine Nouvelle a voulu primer avec le trophée "ETI de l'année", remis à son PDG, Raphaël Gorgé, à l'occasion des Assises de l'industrie le 5 novembre.

Gorgé, ETI de l'année 2014
Raphaël Gorgé, le PDG du groupe.
© Pascal Guittet

C’est l’histoire d’une conversion réussie. Gorgé, créé en 1990 sous le nom de Finuchem, réalisait encore 70 % de son chiffre d’affaires comme équipementier automobile au début des années 2000. Lorsque Raphaël Gorgé devient le directeur général en 2004, il change d’orientation pour ne plus subir le diktat de l’automobile et "ne pas être le dernier à mourir". Commence une période de ventes de filiales et de rachats qui se traduit par un changement de métier et de nom en 2009. Le groupe s’appuie sur trois pôles : la sécurité incendie en milieu sévère, la protection nucléaire et la robotique mobile, industrielle et de défense. Résultat : un chiffre d’affaires de 214,5 millions en 2013 et un retour aux bénéfices avec 9,12 millions d’euros de résultat net.

Entre 2005 et 2012, le chiffre d’affaires évolue peu, mais l’entreprise n’est plus la même. Elle s’appuie sur des technologies avancées et des secteurs de pointe. Avec sa filiale ECA, Gorgé propose des drones parmi les plus évolués au monde, pour intervenir à grande profondeur, sur des mines ou des sites contaminés. Avec Baumert, ce sont des portes coupe-feu et des systèmes de confinement pour les centrales nucléaires. Le 15 octobre, Gorgé annonçait la commande d’une trentaine de portes spéciales pour la nouvelle enceinte de confinement destinée à protéger le sarcophage du tristement célèbre réacteur numéro 4 de Tchernobyl. Montant du contrat : 4 millions d’euros. Si Raphaël Gorgé reconnaît qu’il n’y a pas de synergies commerciales entre les pôles, il insiste sur la cohérence de l’ensemble. "Le groupe est une entreprise de haute technologie dans le domaine de la sécurité des biens et des personnes. Il existe des passerelles entre nos différents métiers qui rencontrent beaucoup de contraintes communes. Nos compétences se retrouvent dans la mécanique, l’électronique, l’informatique, le traitement du signal…"

En dix ans, le groupe a réalisé une vingtaine d’acquisitions. Dernière en date ? Infotron, un spécialiste des drones hélicoptères à deux rotors contrarotatifs utilisés pour des missions civiles ou militaires. "Infotron a dix ans d’expérience et il y a peu d’acteurs dans cette catégorie de drones, capables de rester stables quand le vent souffle fort et de porter des charges jusqu’à 5 kg, précise le directeur général. Ces hélicoptères peuvent mener des missions en complément de celles réalisées par des systèmes navals ou terrestres." Avec l’acquisition en mai 2013 de Phidias Technologies, Gorgé prend pied dans la fabrication additive avec la création de Prodways. Raphaël Gorgé parie que Phidias lui permettra de trouver sa place sur un marché où l’américain 3D Systems et l’israëlo-américain Stratasys tiennent le haut du pavé. Enfin, avec la récente acquisition de l’allemand Deltamed, un fabricant de résines photosensibles pour des applications médicales et industrielles, le groupe contrôle la conception et la fabrication de matériaux pour ses machines. "Posséder sa propre fabrication de résines est un atout majeur", argumente Raphaël Gorgé.

Prodways n’a réalisé que 1 million de chiffres d’affaires au premier semestre, mais la filiale prend son envol. Une forte croissance est attendue au second semestre et elle emploie 70 personnes. "L’impression 3D est un marché formidable et nous avons les ingrédients du succès. La technologie bien sûr, mais surtout une présence mondiale et une maîtrise de la fabrication, de l’installation, de la maintenance…" Demain ? La phase de consolidation est finie. "Je suis enthousiaste, car les rachats réalisés ces dernières années portent leurs fruits. Et le taux d’exposition à l’export va augmenter [ndlr : 50 % actuellement]". Raphaël Gorgé peut se montrer serein.

Patrice Desmedt

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