Google, premier du classement écolo de Greenpeace

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Vu sur le web Greenpeace félicite Google pour son virage écologique et le fait grimper à la première place de son Cool IT Leaderboard, classement des sociétés IT les "plus vertes". Le résultat de vrais efforts et d'investissements réalisés par l'entreprise californienne.

Google, premier du classement écolo de Greenpeace © jyri - Flickr - C.C.

La couleur la plus en vue dans le logo de Google pour Greenpeace, c'est bien le  vert. "Pour la première fois, Google est numéro un de notre Cool IT Leaderboard, notamment pour son soutien à la Commission européenne qui souhaite de revoir à la hausse l'objectif européen de réduction d'émissions de gaz à effet de serre, qui passerait de -20 à -30% pour l'horizon 2020", explique à l'Usine Nouvelle, Casey Harrell, Senior IT Analyst chez Greenpeace International.

Autre raison : Google communique désormais clairement sur son empreinte énergétique. Même si son bilan carbone reste relativement élevé, la société de Mountain View joue désormais la transparence. En 2010, la consommation électrique de Google s'est ainsi élevée à 2,25 milliards de kWh, soit l'émission de 1,46 millions de tonnes d'équivalent CO2.

A lui seul, Google représente donc : 0,01 % de la consommation mondiale en électricité. Mais Google s'est engagé à recourir encore plus aux énergies renouvelables, principalement l'éolien et le solaire. En 2012, elles devraient répondre à 35% des ses besoins en énergie, contre 25% l'année passée.

Guide des bonnes pratiques écolos pour les responsables IT
Le Cigref (Club informatique des grandes entreprises françaises) et l'Ademe (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie) viennent de publier un guide recensant les bonnes pratiques à mettre en place par les entreprises souhaitant réduire leur empreinte énergétique liée aux technologies numériques.  Baptisé : "Bilan Gaz à effet de serre des Technologies Numériques", il conclut tout d'abord que : "l'univers des technologies numériques possède une empreinte carbone équivalente à celle de l'aviation civile sur une année".  Pour réduire ce bilan carbone, encore trop élevé, le guide fournit 28 fiches pratiques expliquant notamment comment mieux gérer ses centres de données ou encore optimiser les services réseaux. Le guide est à consulter à cette adresse : www.ademe.fr/internet/Flash/BILAN_GES_TNIC/
Enfin, la firme californienne se distingue par ses investissements financiers autour des énergies. En 2011, ils atteignent  les 915 millions de dollars, soit le plus haut niveau des entreprises IT du classement. Google a notamment investi près de 100 millions de dollars dans un projet autour de l'énergie solaire photovoltaïque à Sacramento.

Oracle toujours à la traîne

En 2010, le géant américain occupait la cinquième place du précédent classement de Greenpeace. "Voilà une belle prise de conscience et traduite par des faits. Google est un exemple à suivre pour les autres entreprises IT", conclut Casey Harrell.

Dans le reste du classement 2011, Cisco perd sa première place mais reste brillant second. Le leader mondial des équipements réseaux a notamment développé une gamme complète de produits permetant aux entreprises de mieux contrôler leur consommation en énergie. Cisco exploite également plus de 20% d'énergies renouvelables pour ses besoins en électricité.

En bas du classement figure Oracle, qui passe de la 11e à la dernière place. Le spécialiste des bases de données est critiqué pour sa trop faible communication autour de sa consommation énergétique et son manque total d'objectifs pour la réduire. Greenpeace l'épingle aussi pour son manque d'investissements dans le domaine des énergies renouvelables.

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