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Google, moteur de business

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Enquête Google séduit les entreprises avec ses « apps for business », versions professionnelles des Gmail et autres Google maps.

Google, moteur de business
Google peut compter sur la puissance de son écosystème. Dans le monde, 5 millions d’entreprises utilisent ses services professionnels.

Les entreprises aussi peuvent exploiter la mine d’or Google. Elles sont déjà 5 millions dans le monde, 1 million en Europe, à utiliser Gmail, Google maps, Google drive et autre Google hangouts pour développer leurs activités. Certains utilisateurs des Google apps for business affichent même un enthousiasme débordant. "Plus on avance, plus on se rend compte que l’ensemble est beaucoup plus professionnel qu’on ne le pensait", estiment en chœur Bonduelle et Prisma Presse.

Ces apps for business reposent sur une infrastructure dont on connaît la puissance et que Google peaufine depuis bientôt quinze ans. Surtout, comme il s’agit de la version professionnelle des apps cloud que nous utilisons tous au quotidien, nul besoin de convaincre ni même de former les employés ou les consommateurs à ces outils. Autre point positif, le prix : 40 euros par an et par utilisateur. La comparaison avec les licences IBM ou Microsoft est vite évacuée… D’autant que la suite inclut des outils de développement, des modules de sécurité… Pour le déploiement, Google fait appel à des partenaires spécialisés, comme Revevol ou gPartner en France. Quant à la sécurité des données sensibles, elle ne semble pas empêcher les utilisateurs de dormir. Pour sa réputation, Google a en effet intérêt à ce que tout se passe bien, expliquent les intéressés. La preuve par l’exemple, avec cinq entreprises souvent plus que satisfaites.

Bonduelle collabore via Google Apps

La messagerie Gmail, le chat vidéo Google hangouts, la bureautique dans le cloud Google drive… Chez Bonduelle, on ne se lasse pas des Google apps for business. Pourtant, quand une vingtaine de dirigeants au plus haut niveau ont décidé de faire basculer l’entreprise dans le travail collaboratif, personne n’avait pensé au californien. Dans la short list, se trouvaient IBM – Bonduelle était déjà client de Lotus notes – et Microsoft. Pas de chance pour ces deux-là. Juste avant que soit pris le choix définitif, Google a appelé Bonduelle et l’industriel l’a reçu pour une démonstration de tout juste une heure. "Messagerie, partage de documents, vidéos… Nous avons été bluffés, se souvient Francis Ruffin, le directeur des études. D’autant que nous savions déjà tous nous en servir à titre personnel."

L’approche commerciale s’est montrée très efficace. "Un interlocuteur unique, pas plus de trois à quatre jours pour définir le périmètre du projet et le tarif", précise-t-il. Bonduelle apprécie également que la suite Google apps for business soit un pack complet d’applications. "Nous entrions par la collaboration, mais la DSI avait aussi en tête la migration d’Office de Microsoft, trop lourd et pénalisant", ajoute Francis Ruffin. Sur 10 000 collaborateurs, 3 500 utilisateurs de messagerie doivent migrer sur Gmail d’ici à juin 2014. En outre, l’entreprise veut massivement déployer Drive et Hangouts. Même les bugs et les évolutions permanentes des apps de Google ne déroutent pas l’industriel. "On ne perd rien, car tout est sauvegardé en temps réel. Et on a appris à fonctionner comme eux, en nous adaptant à leurs évolutions de tous les jours", se félicite Francis Ruffin.

La pub gagnante à tous les coups

L’an passé, Google franchissait la barre des 50 milliards de dollars de chiffre d’affaires. La part des bénéfices issus de ses services (figurant parmi les "autres revenus") reste minoritaire. Le groupe californien ne fait payer aucun de ses services au grand public et les vend encore trop peu aux entreprises… En réalité, 87% des 50 milliards générés (43,7 milliards) proviennent des revenus publicitaires. Plus précisément de la vente aux entreprises de mots clés grâce auxquels leurs annonces s’affichent fort opportunément quand un internaute cherche l’un de ces mots. Selon Google, chaque dollar ainsi investi en rapporte deux à l’annonceur. Pas étonnant que ses 25 plus gros clients aient dépensé 150 millions de dollars l’an passé. Et qu’à l’occasion de l’annonce de ses résultats 2012, le californien ait fièrement déclaré qu’il venait de signer un contrat global avec le français L’Oréal sur l’ensemble de ses marques.

GRDF accro aux Google maps

"Y a-t-il du gaz près de chez moi ?" Depuis janvier 2012, c’est sur une carte Google maps que GrDF répond à cette question sur son site. Une bulle s’affiche simplement au-dessus de la localisation sur la carte de l’adresse saisie par l’internaute. "Désormais, deux connexions au site sur trois débouchent sur une demande effective d’accès au gaz, se réjouit Marie-Christine Beuve, la responsable du pôle géomatique et calculs. Nous avions déjà des outils de cartographie depuis plus de vingt ans. Mais ce sont des systèmes qui ne sont pas faciles d’accès pour des non-spécialistes." Google Maps a été choisi pour jouer le rôle d’interface entre l’internaute et les cartographies complexes et détaillées du réseau de gaz naturel le plus long d’Europe (194 600 kilomètres).

Gazmaps, l’app qui permet d’avoir une appréciation de la raccordabilité au réseau, s’appuie sur la combinaison du fonds des plans de Google Maps et de la base de données de GrDF. Cette dernière a été exportée dans un espace isolé du cloud de Google, dont le français est propriétaire. Les aspects juridiques et contractuels ont été au cœur de la discussion avec le californien. Aujourd’hui, avec le succès de Gazmaps, les idées d’utilisation des cartographies Google fusent chez GrDF. Depuis septembre 2012, les chargés de comptes utilisent une représentation du réseau associée à Google street view. L’entreprise envisage également de mettre en place une app géolocalisée pour les plombiers. "À chaque fois, ce qui compte, c’est la donnée, insiste Marie-Christine Beuve. Quelle donnée pour quel usage, quelle sécurisation, quel accès…"

Prisma Presse googlise ses photos

Les Google apps, mais aussi la Chromebox et même le moteur de recherche… C’est tout l’écosystème Google que l’éditeur Prisma Presse a, semble-t-il, adopté. "En plus de tous les documents que nous gérons, nous recevons entre 27 et 28 millions de photos par an, raconte Franck Barlemont, le DSI de Prisma Presse et directeur des Prisma Labs. Alors nous avons acheté le module du moteur de recherche Google et nous le transformons en moteur interne pour nos contenus. On ne range plus. Ça ne sert plus à rien !" Reste encore à convaincre les 1 200 journalistes du groupe. Selon Franck Barlemont, ils ont du mal à se séparer de leur arborescence de fichiers.

Les produits Google ont répondu aux attentes du projet de Prisma, orienté autour de trois axes : le renouvellement de l’existant, la mobilité et l’innovation. Pour le premier axe, l’entreprise a imposé l’utilisation de Gmail et de Google agenda, mais a laissé les utilisateurs libres d’employer d’autres services (Drive, Hangouts…). Le DSI regrette tout de même de ne pas avoir pu récupérer les mails de l’ancienne plate-forme ! Pour la mobilité, Prisma réfléchit aujourd’hui à l’emploi de la Chromebox de Samsung, petite unité centrale mobile fonctionnant sous Chrome OS. Une solution que l’entreprise juge fiable, robuste et peu onéreuse, et qu’elle envisage pour les journalistes, qui travaillent aussi bien en mobilité qu’au bureau… Enfin, côté innovation, Prisma développe notamment une interface entre Gmail et son outil rédactionnel. Quant à la mise en œuvre de tout cela, Franck Barlemont la résume en plaisantant à peine : "C’est l’une des premières fois que je fais de l’informatique qui marche toute seule !"

l’oeb fait traduire Les brevets du monde entier

Depuis février 2012, Google traduit tous les brevets de l’Office européen des brevets (OEB) et de ses partenaires internationaux, soit 88 millions de documents. C’est Benoît Battistelli, le président de l’OEB, qui a fait ce choix, par pragmatisme. "La traduction automatique est un sujet majeur, que l’Europe ne maîtrise pas. Elle a essayé de le faire par elle-même. Résultat, on n’a rien vu. L’OEB a aussi dépensé de l’argent pendant quatre ou cinq ans, sans succès." Il y a deux ans, Benoît Battistelli a donc étudié le marché pour voir les technologies qui fonctionnaient.

"Aujourd’hui, c’est celle de Google qui fait référence. Je suis allé frapper à la porte de la firme américaine, pour lui proposer un partenariat. L’OEB ne débourse pas un centime pour la traduction. En échange, Google améliore son système et son corpus linguistique !" Fin juin 2013, l’OEB a ajouté six nouvelles langues (le bulgare, le tchèque, l’islandais, le roumain, le slovaque et le slovène) à son service Patent translate, qui fournit des traductions à la volée entre l’anglais et 21 langues. D’ici à la fin 2014, il devrait couvrir non seulement les 28 langues des 38 États membres de l’OEB, mais aussi le russe et les principales langues asiatiques.

Altran explore Gmail

En 2012, alors qu’il venait tout juste de finir de passer sur Exchange 2010 de Microsoft, le cabinet de conseil en innovation et ingénierie Altran a entamé une réflexion autour du cloud. Considérant que Google est un acteur majeur, il choisit sa suite Google apps for business. "Mais nous nous sommes concentrés uniquement sur la messagerie", précise François Charpe, le DSI du groupe. 25 000 employés présents dans 25 pays, beaucoup de jeunes, un fort turn-over, 15 000 PC, 20 000 mobiles Byod ( "bring your own device", l’usage de ses équipements personnels)… La messagerie est vitale pour l’entreprise. Jusque-là, elle était contrainte à de nombreuses acrobaties pour que tout fonctionne normalement. Elle tire aujourd’hui parti de toutes les fonctions du Gmail professionnel. "Nous utilisons la gestion de parc mobile, la messagerie instantanée, indique François Charpe. Et côté sécurité, on peut crypter le terminal, gérer les mots de passe, supprimer des éléments à distance."

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