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Google investit à fond en Europe pour alimenter son hyper croissance dans le cloud

Ridha Loukil , , , ,

Publié le

Ouverture de datacenters, création de labos de recherche, formation des développeurs… Google multiplie ses investissements dans son cloud en Europe. Avec l’objectif de faire du Vieux Continent un moteur majeur de son développement météorique sur le marché.

Google investit à fond en Europe pour alimenter son hyper croissance dans le cloud
Diane Greene, patronne de l'activité cloud de Google, lors de son keynote à l'évènement Next à Londres.
© Chris Morgan Photography

"Nous travaillons pour que n’importe entreprise puisse organiser et valoriser son énorme gisement de données avec les services data et intelligence artificielle de Google". C’est le ton donné devant quelque 10 000 personnes par Diane Greene, la patronne de Google Cloud, l’activité de Google dans le cloud computing, à l’ouverture de la troisième édition de son évènement Google Cloud Next à Londres, le 9 octobre 2018.

Peut-être bientôt un datacenter en France

Google est présent dans le cloud public en Europe depuis six ans. Mais c’est seulement il y a trois ans qu’il a décidé de passer à la vitesse supérieure pour soutenir ses ambitions mondiales sur ce marché qui devrait bondir de 145 milliards de dollars en 2017 à 278 milliards de dollars en 2021, selon le cabinet Gartner. Avec à la clé, une multiplication des investissements. "En 18 mois, nous avons ouvert quatre nouvelles régions – Londres au Royaume-Uni, Francfort en Allemagne, Amsterdam aux Pays-Bas et Helsinki en Finlande, et nous allons ouvrir une cinquième à Zurich, en Suisse, au début de 2019", explique Diane Greene. Une région est un site comprenant un ou plusieurs datacenters.

Auparavant, Google disposait d’une seule région pour son activité de cloud computing en Europe : Mons en Belgique. Il en dispose maintenant de cinq et bientôt de six. Au niveau mondial, l’infrastructure comprend 18 régions aujourd’hui et bientôt 20, "avec des datacenters tous neutres en carbone", affirme Diane Greene, car alimentés en électricité issue à 100% d’énergies renouvelables. Cette expansion s’inscrit dans un effort d’investissement global de 30,8 milliards de dollars en 3 ans, selon Sébastien Marotte, le patron de Google Cloud en Europe, Moyen-Orient et Afrique. Rien que dans le datacenter d’Amsterdam, Google a déjà englouti 950 millions d’euros et prévoit d’investir 500 millions d’euros supplémentaire pour son extension.

En France, la plupart de ses grands concurrents, dont Amazon, Microsoft et IBM, ont déjà ouvert des datacenters pour se rapprocher de leurs clients français et répondre aux demandes de localisation des données. Google n’a pas encore suivi, mais semble l’envisager. "Nous sommes en train de réfléchir à la question, lâche à L’Usine Nouvelle Eric Haddad, le directeur général de Google Cloud en France. D’autant que depuis 18 mois, nous connaissons une grande accélération de notre business. Il y a huit ans, nous étions 4 personnes en charge du cloud. Nous sommes aujourd’hui 150. Et nous continuons à embaucher au rythme de notre hyper croissance."

Centre de recherche sur l'IA à Paris

Dans son offensive, Google fait de son savoir-faire dans l’intelligence artificielle une arme stratégique. Ses services dans ce domaine deviennent la porte d’entrée dans son cloud des grandes entreprises européennes comme Airbus, Atos, Fiat Chrysler, HSBC, Metro, Philips ou Ubisoft. C’est sur ce sujet qu’il a choisi de créer un centre de recherche à Paris en complément de celui dont il disposait déjà à Dublin, en Irlande.

Diane Greene mise également sur une approche verticale du marché par secteur d’activité. "Il y a un an, nous nous sommes réorganisés pour aborder de façon spécifique des secteurs comme la finance, les médias, l’industrie manufacturière, l’énergie, les transports ou encore l’éducation, affirme-t-elle. C’est un changement important chez Google et un différenciant fort sur le marché." Une démarche toutefois typique de ce que fait depuis longtemps IBM à travers ses activités de conseil.

"Cette construction d’une expertise métiers dans les différents secteurs d’activité est essentielle à l’accompagnement de grandes entreprises, juge Sébastien Marotte. Car le cloud n’est pas qu’une affaire de technologie. C’est aussi une affaire de business et de transformation numérique." Google s’active enfin à la formation de développeurs dans 20 pays européens.

Absence de la Chine

Google est présent dans les deux segments du cloud : celui du logiciel à la demande (SaaS pour software as a service) à travers son offre G Suite de communication et collaboration, et celui de l’infrastructure (IaaS pour infrastructure as a service et PaaS pour Platform as a service) à travers son activité Google Platform. Le groupe ne publie pas ses chiffres dans ce domaine. Mais selon les données de différents cabinets d'étude de marché compilées par L’Usine Nouvelle, il pointe à la septième place sur le marché mondial en 2017, tous segments confondus.

Sur le seul segment d’infrastructure, il est classé troisième par le cabinet Canalys et quatrième par Synergy Research, derrière Amazon, Microsoft et IBM. Mais il y jouit d’une croissance aux alentours de 100%, deux fois plus rapide que celle d’Amazon. C’est pour poursuivre ce développement météorique qu’il met le paquet sur l’Europe, deuxième marché mondial du cloud après l’Amérique du Nord. C’est important alors que, contrairement à ses trois grands concurrents, il reste complètement absent de la Chine.

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