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Google fait évoluer les fonctions transports publics de Maps

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Le service de cartographie de Google évolue vers une plus grande intégration des réseaux de transports publics. Mais encore faut-il que le géant américain puisse disposer d'informations transmises par l'industrie des transports publics. Si les portes lui sont grandes ouvertes aux Etats-Unis, c'est encore loin d'être le cas en France.

Google fait évoluer les fonctions transports publics de Maps

Google vient de mettre à jour son application "Maps pour Android" en renforçant les fonctions liées aux transports publics. Le logiciel de cartographie permettait déjà de calculer des itinéraires multimodaux (intégrant plusieurs modes de transports) pour plusieurs centaines de villes dans le monde. Cette version 6.10, disponible depuis le 16 août, ajoute la possibilité de sélectionner un type de transport privilégié : bus, tramway, métro ou train. "Cela peut s'avérer particulièrement utile pour les zones ou se concentrent de multiples modes de transport", explique Christopher Van Der Westhuizen, ingénieur Google Maps, sur le blog officiel du géant américain.

Autre nouveauté : chaque point d'arrêt dispose d'une fiche détaillée intégrant les horaires de départ, les lignes connectées et les distances vers les autres stations à proximité. Du moins quand ses données sont disponibles. Et c'est loin d'être le cas partout. Sur quelque 500 villes couvertes, Google doit souvent se contenter d'exploiter uniquement du plan du réseau de transport. Mais il ne dispose d'aucune donnée sur les horaires.

Aux Etats-Unis, plus de 200 villes ont passé un partenariat avec Google et partagent avec lui tous les détails de leurs réseaux de transport. En Espagne, elles sont une vingtaine et en Italie près d'une trentaine. Mais dans d'autres pays, comme en Allemagne ou en France, le géant du net à du mal à  obtenir ces informations.

Seulement 11 réseaux français détaillés sur Google Maps

En France : le service de Google couvre 28 collectivités mais seulement 11 fournissent des données détaillées sur les horaires. Parmi celles-ci figure Bordeaux, dont le réseau TBC (Tram et Bus de la communauté urbaine de Bordeaux) est exploité par Keolis depuis 2009. Et dès 2010 le réseau était présent sur Google Maps. "Nous avons passé une convention avec Google pour qu'il puisse exploiter nos données", explique-t-on chez Keolis Bordeaux. "Cela nous permet d'être présents sur Google Maps et ainsi de toucher le plus grand nombre d'usagers, y compris ceux qui préfèrent utiliser les services de Google plutôt que notre site dédié infotbc.com."

Pourquoi ce type de partenariat reste rare en France ? "Bon nombre de collectivités sont frileuses à l'idée de partager leurs données transport avec Google qui n'a pas toujours bonne presse en France", estime Simon Chignard, auteur du livre "Open data : comprendre l'ouverture des données publiques" (1).

Selon-lui, d'une manière générale, les acteurs des transports publics en France, collectivités comme exploitants, ne sont pas très ouverts au partage des données. Au contraire, les informations liées aux réseaux sont considérées comme des données à protéger. Mais cela est en train de changer avec le phénomène open data qui prend aujourd'hui son envol en France.

Depuis 2010, près d'une dizaine de collectivités se sont lancées dans "l'ouverture de leur données transport". Ces informations sont désormais accessibles à tout un chacun. Les horaires des lignes et les coordonnées GPS des points d'arrêts sont téléchargeables gratuitement sur le net, dans des formats exploitables pour les intégrer à d'autres services. A Rennes, pionnier de l'open data dans l'Hexagone, cette ouverture des données a permis le développement de plus d'une quarantaine d'applications mobiles.

"Comme tout le monde, Google va pouvoir exploiter ces données transport et les intégrer à son service de cartographie. Les collectivités devraient se sentir plus à l'aise avec ce procédé. Ce n'est pas la même chose de dire : "J'ouvre mes données à Google" et "J'ouvre mes données à tout le monde dont Google", conclut-il.

(1) L'Open data : Comprendre l'ouverture des données publiques", par Simon Chignard, éditions FYP, 191 pages, mars 2012.

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