Google dément discriminer les sites web russes

MOSCOU (Reuters) - Google n'a pas modifié les algorithmes de son moteur de recherche pour reclasser les pages de résultats des sites web russes, selon une lettre adressée à l'autorité russe des communications en réaction aux inquiétudes exprimées par Moscou sur une éventuelle discrimination à l'encontre des médias russes.
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Google dément discriminer les sites web russes
Google n'a pas modifié les algorithmes de son moteur de recherche pour reclasser les pages de résultats des sites web russes, selon une lettre adressée à l'autorité russe des communications en réaction aux inquiétudes exprimées par Moscou sur une éventuelle discrimination à l'encontre des médias russes. /Photo prise le 27 juin 2017/REUTERS/Brian Snyder

Roskomnadzor, l'instance russe de tutelle des communications, des technologies de l'information et des médias, a déclaré ce mois-ci qu'elle demanderait des éclaircissements à Google, filiale d'Alphabet, afin de déterminer si le géant américain avait intentionnellement placé les articles des sites d'information russes Sputnik et Russia Today (RT) plus bas dans les résultats de recherche.

Répondant à une question sur des articles de Sputnik lors d'une conférence début novembre, le président exécutif d'Alphabet, Eric Schmidt, avait déclaré que Google travaillait à accorder moins d'importance à "ces types de sites" plutôt qu'à les supprimer.

Les autorités russes avaient alors critiqué ces propos et menacé de prendre des sanctions contre Google.

"Nous aimerions vous informer qu'en parlant du classement des sources web, notamment les sites web de Russia Today et Sputnik, le Dr Eric Schmidt faisait référence à la poursuite des efforts de Google visant à améliorer la qualité de la recherche", a déclaré le groupe américain dans une lettre publiée lundi sur le site de Roskomnadzor.

"Nous ne modifions pas notre algorithme pour le re-classement", poursuit la lettre.

Un porte-parole de Google a confirmé l'envoi de la lettre, sans autre commentaire.

Sputnik et Russia Today, financés par le gouvernement russe, sont accusés par les agences américaines de renseignement d'avoir diffusé de fausses informations et d'avoir publié des articles négatifs à l'égard de Hillary Clinton lors de l'élection présidentielle américaine de 2016.

(Maria Kisseliova; Claude Chendjou pour le service français, édité par Véronique Tison)

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