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L'Usine Auto

GM n'est pas hostile à un rapprochement PSA-Dongfeng

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Publié le , mis à jour le 30/09/2013 À 07H22

Le vice-président de GM a assuré le 27 septembre qu'un éventuel partenariat entre le constructeur français PSA Peugeot Citroën et le chinois Dongfeng ne remettrait pas en cause l'alliance GM-PSA nouée en 2012.

GM n'est pas hostile à un rapprochement PSA-Dongfeng © D.R.

"Nous ne sommes pas le seul partenaire de PSA, (...) donc je ne crois pas que cela compliquerait notre situation plus que cela ne compliquerait la situation de certains de leurs autres partenaires", a déclaré à Reuters Steve Girsky, vice-président de GM, en référence à une éventuelle alliance PSA-Dongfeng le 27 septembre.

Le haut dirigeant du constructeur américain a toutefois reconnu que l'impact d'une telle alliance sur les relations entre GM et PSA dépendrait de l'influence qu'aurait Dongfeng.

En juin, Reuters avait rapporté que la famille Peugeot était disposée à céder le contrôle de PSA si elle parvenait à convaincre General Motors (GM) de renforcer l'alliance entre les deux groupes automobiles.

Il y a deux semaines, le quotidien Les Echos a écrit que PSA avait mandaté deux banques pour réfléchir aux modalités d'une alliance capitalistique avec Dongfeng tout en préservant le partenariat avec GM.

Il a ajouté qu'il faudrait aussi prendre en compte l'éventuelle commercialisation en Chine des voitures produites par une alliance PSA-Dongfeng, GM étant pour sa part allié sur le marché chinois à SAIC Motor.

Le constructeur américain, deuxième actionnaire du français, avec 7% du capital, derrière la famille Peugeot, a pour l'instant refusé d'apporter des capitaux supplémentaires à PSA, une position réaffirmée vendredi par Steve Girsky.

PAS DE DISCUSSIONS GM-PSA SUR LE CAPITAL

"Nous avons acheté nos 7% d'abord parce que nous voulions jouer un rôle important dans PSA mais aussi parce que nous voulions, à ce moment-là, les aider à réaliser leur augmentation de capital", a-t-il expliqué.

Il a précisé que PSA n'avait pas évoqué le sujet avec GM récemment et il s'est refusé à dire si le groupe américain accepterait de voir sa participation diluée.

"Nous n'avons pas eu de discussions. Nous ne savons pas ce qu'ils vont faire : quand ils auront décidé ce qu'ils vont faire, ils décrocheront leur téléphone pour nous appeler", a-t-il dit.

Steve Girsky a expliqué que le redressement des activités européennes de GM était la priorité du groupe et que l'alliance avec PSA était censée y contribuer.

GM et PSA coopèrent notamment pour développer deux nouveaux modèles utilisant la même plate-forme à partir de 2016, mais leurs discussions portent aussi sur des produits non-identifiés, destinés en priorité au marché européen, a-t-il expliqué.

Les activités européennes du groupe américain sont déficitaires depuis plus de dix ans et, pour tenter de redresser la situation, le groupe a promis 5,2 milliards de dollars d'investissements d'ici 2016 en échange d'un vaste plan de réduction des coûts.

Opel, la filiale allemande du groupe, est en passe, pour la première fois en 15, de ne pas perdre de parts de marché en Europe, a souligné Steve Girsky vendredi.

Il a précisé que les discussions avec les syndicats d'Opel se poursuivaient sur le projet de fermeture fin 2014 de l'usine allemande de Bochum, qui emploie 3 300 personnes.

(avec Reuters)

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