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L'Usine Auto

GM, Ford, BMW... Pourquoi ils sont tous au CES de Las Vegas

Pauline Ducamp , , ,

Publié le

Lors du CES 2015, le secteur automobile avait enfin compris qu’il devait prendre son destin en main s’il voulait survivre face aux GAFA. En 2016, chacun présente concrètement sa stratégie : General Motors participe à un Uber semi-autonome, les Japonais achètent l’interface open-source de Ford, qui doit annoncer une voiture sans chauffeur avec Google.     


General Motors et Lyft signent un partenariat au CES 2016 - GM

Au CES, l’automobile bouge aussi vite que le digital, ou presque ! Après une édition 2015 où les constructeurs avaient clairement annoncé que le véhicule autonome et connecté ne se ferait pas sans eux, l’édition 2016 s’annonce comme un catalogue d’annonces stratégiques.

General Motors, Toyota, Ford

General Motors investit 500 millions d’euros dans Lyft pour créer un réseau de VTC semi-autonomes.

Toyota, mais aussi probablement Mazda, Honda et PSA, vont intégrer à leurs véhicules le logiciel open-source de Ford, sur lequel est bâti son système d’infotainment Sync.

Le même Ford pourrait bien sceller un partenariat avec Google pour développer en commun des véhicules autonomes, tandis que BMW mise sur le tactile et Volkswagen sur un Combi électrique autonome.

Sans oublier Hyundai-Kia qui présentera pour la première fois son prototype de véhicule autonome, capable de rouler sur autoroute sans chauffeur.

De la coopération

Trois tendances se dessinent après ses premières annonces. Tout d’abord, les constructeurs favorisent la coopération, comme dans d’autres domaines techniques. Finie l’époque où chacun essayait de développer un système fermé avec ses propres applications.

Certes, Mazda ou PSA ont peut-être été forcés à cette coopération par manque de moyens financiers. Mais l’utilisation de la plate-forme open source de Ford par Toyota SmartDeviceLynk souligne surtout la volonté d’adopter les solutions les plus performantes disponibles sur le marché, pour ne pas perdre de temps.

Plus d’expérience client

Cet accord Ford/Toyota marque aussi un tournant dans la prise en compte par les constructeurs de l’expérience client, dont la continuité de l’interface. Le conducteur veut retrouver dans son véhicule tout son mobile, les mêmes applications et non passer d'un équipement à un autre.

Ce qui force les constructeurs à proposer une interface qui s’adapte au smartphone (et donc aux habitudes des clients) et non l’inverse.

Le mobile est au centre de l’univers du conducteur, mais les constructeurs tentent de contenir l'influence des GAFA sur leurs clients.

"Jusqu’à présent, nous vendions une voiture à un conducteur, qui la conduit quand il en a besoin, et la gare le reste du temps. Cela restera une part importante de notre business-model, expliquait le 4 janvier Dan Ammann, président de General Motors Company au magazine Business Insider UK. Mais les choses changent et beaucoup de gens veulent consommer différemment l’automobile. Ils veulent les utiliser uniquement quand ils en ont besoin".

Industrie services compris

C’est donc un bouleversement de fond. L’automobile mute de l’industrie vers les services. L’investissement de 500 millions de dollars de GM dans Lyft en est un exemple. L’Américain ne sera pas un simple fournisseur de biens matériels à une entreprise de services. GM apporte la conduite autonome et son système On-Star, Lyft sa science des algorythmes et du service-client, pour créer ce réseau de véhicules autonomes en autopartage.

"Notre business comme celui de la mobilité ont plus changé ces cinq dernières années qu’ils ne l’ont fait en 50 ans, conçoit Dan Ammann. Ce partenariat va nous aider à être les leaders de ce changement".

Dans le même laps de temps, le CES est devenu le nouveau salon de l’automobile, Détroit une semaine plus tard un petit salon régional. CQFD.

Pauline Ducamp

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1 commentaire

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05/01/2016 - 21h27 -

Petite correction : PSA n'est en aucun cas forcé à une intégration de SmartDeviceLink. Chaque solution de duplication d'écran intégrée à une plateforme d'infotainment véhicule 'coûte' au constructeur des frais d'intégration. Cette décision relève plutôt d'un choix stratégique du groupe PSA de rejoindre l'alliance de Smart Device Link en tant que premier constructeur européen et ce pour deux raisons principales : la première, SmartDeviceLink est la seule solution de duplication d'écran permettant au constructeur de garder la visibilité de sa marque dans l'interface de duplication du smartphone. La seconde, SmartDeviceLink est disponible mondialement et notamment en Chine, premier marché automobile mondial, où Androïd Auto est absent. CQFD
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