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L'Usine Agro

[Glyphosate] Le Roundup de Bayer, "facteur significatif" d'un cancer selon des jurés californiens

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Publié le , mis à jour le 20/03/2019 À 06H57

Aux États-Unis, la justice reconnaît une nouvelle fois le lien entre le Roundup et le cancer d'un résident californien. Selon les jurés, l'herbicide à base de glyphosate de Monsanto (Bayer) a été un "facteur significatif" dans le déclenchement de la maladie.

[Glyphosate] Le Roundup de Bayer, facteur significatif d'un cancer selon des jurés californiens
Aux États-Unis, la justice reconnaît une nouvelle fois le lien entre le Roundup et le cancer d'un résident californien. REUTERS / Charles Platiau
© Charles Platiau

C'est un nouveau camouflet pour Bayer et sa nouvelle acquisition Monsanto. Après une première condamnation, par un tribunal régional en aout dernier, c'est cette fois la justice fédérale américaine qui reconnait le rôle du Roundup dans le déclenchement du cancer du plaignant.

Facteur significatif
Les jurés du tribunal fédéral de San Francisco ont, en effet, déclaré le mardi 19 mars que le Roundup, l'herbicide à base de glyphosate de Monsanto, filiale de Bayer, était un "facteur significatif" dans le déclenchement du cancer d'Edwin Hardeman, un résident californien. Le plaignant a commencé à utiliser du Roundup dans les années 1980 dans sa propriété et a pulvérisé de "grandes quantités" de ce produit pendant de nombreuses années, selon des documents judiciaires. On lui a diagnostiqué un lymphome non hodgkinien, un cancer du système lymphatique, en février 2015 et il a engagé une action en justice un an plus tard.

Pression sur les agences de régulation
La décision unanime clôt la première phase du procès qui portait uniquement sur la santé d'Edwin Hardeman. 

L'avis des jurés ouvre désormais la voie à la 2eme phase qui portera, à partir de mercredi 20 mars et devant le même jury, sur les manoeuvres mises en place par Monsanto pour influencer les agences de réglementation. Les avocats de la victime auront à coeur de démontrer que les géant agrochimique connaissait les risques de son produit et les a caché aux agences sanitaires. Ils devraient notamment s'appuyer sur les révélations des Monsanto papers. 
Le jugement définitif du tribunal se sera connu qu'à l'issue de cette 2ème partie. 

700 dossiers en attente
Mais l'enjeu est grand pour Bayer, le nouveau propriétaire de Monsanto. En cas de décision favorable au plaignant, ce procès pourra servir de référence à plus de 700 autres dossiers actuellement en attente. "Nous sommes déçus de la décision initiale du jury, mais nous continuons de croire fermement que la science confirme que les herbicides à base de glyphosate ne causent pas de cancer. Nous sommes confiants que les éléments de preuve présentés dans cette seconde phase montreront que la conduite de Monsanto a été appropriée et que la société ne devrait pas être tenue responsable du cancer de M. Hardeman" a expliqué Bayer dans un communiqué. Des propos qui n'ont pas suffit à rassurer les actionnaires. Le cours de Bayer a chuté de 10% après l'annonce de la justice américaine.
 

Le glyphosate sur la sellette
Le produit phare de Monsanto est de plus en plus contesté à travers le monde. En janvier dernier, le tribunal administratif de Lyon a estimé que l’autorisation de mise sur le marché du Round Up Pro 360 était contraire au principe de précaution. La juridiction lyonnaise s’est fondée sur les études du Centre international de recherche sur le cancer qui a classé le glyphosate comme cancérogène probable. Si l'Europe a renouvelé, en 2017, son homologation pour 5 ans, la France a déjà annoncé son intention d'interdire le glyphosate d'ici à 2021.

 

 

Avec Reuters (Jim Christie avec Tina Bellon à New York; Matthieu Protard et Henri-Pierre André pour le service français)

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