Environnement

Ginkgo2 amplifie la réhabilitation de friches industrielles en milieu urbain

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Le fonds Ginkgo2 veut lever 140 millions d’euros pour réhabiliter une douzaine de friches industrielles, prioritairement en France et en Belgique. A Lyon (Rhône), la reprise d’une partie du site de Fagor-Brandt pourrait déboucher sur un projet urbain en partenariat avec la Métropole.

Ginkgo2 amplifie la réhabilitation de friches industrielles en milieu urbain
Friche industrielle du Champ du Débat à Mormant-sur-Vernisson (Loiret, France).
© Commond Wikimedia - François Goglins - c.c

La réhabilitation de friches industrielles contaminées fait recette. Après avoir constitué fin 2010 un premier fonds spécialisé, Ginkgo1, plusieurs investisseurs ont décidé de participer au lancement d’un nouveau fonds, Ginkgo2. La plupart d’entre eux ont doublé la mise, à l’image de la Banque européenne d’investissement (BEI) pour 30 millions d’euros, de la Caisse des dépôts (30 millions d'euros), du groupe Edmond de Rothschild (10 millions d'euros) et du fonds souverain belge SFPI (10 millions d'euros). Ginkgo2 vise un objectif de 140 millions d'euros d’ici la fin 2016.

Intervenant dans le cadre du plan d’investissement pour l’Europe, dit plan Juncker, dont elle est l’opérateur, la BEI est "particulièrement intéressée par cette démarche plus développée aux Etats-Unis, qui consiste à faire de la réhabilitation durable de friches industrielles en milieu urbain", selon son vice-président, Ambroise Fayolle. Depuis sa création, Ginkgo1 s’est engagé dans la réhabilitation de sept friches industrielles : quatre en France et trois en Belgique. La première a été conduite sur les 10 hectares d’une ancienne papeterie à Louvain-la-Neuve (Belgique).

En France, le premier fonds intervient sur le site d’une ancienne fonderie à Choisy-le-Roi (Val-de-Marne) et est aujourd’hui associé à deux opérateurs immobiliers qui vont racheter les droits à construire pour des logements. "Notre objectif est plutôt de racheter des friches contaminées, puis de gérer leur dépollution et leur aménagement urbain, avant de vendre les terrains avec des droits à construire à des promoteurs immobiliers", indique Bruno Farber, directeur général des fonds Ginkgo.

Réhabilitation du site Fagor-Brandt à Lyon

La plus grosse opération concerne une partie de l’ancienne usine d’électroménager de Fagor-Brandt à Lyon (Rhône). Racheté pour 8,5 millions d'euros, ce tènement de 4,5 hectares a été déconstruit et désamianté, purgé de sa pollution. Le fonds est en discussion avec la Métropole de Lyon pour élaborer pour ce site un Projet urbain partenarial (PUP) sur une superficie de 60 000 à 85 000 mètres carrés qui comprendra deux tiers de logements et un tiers d’activités économiques, de bureaux.

Les sept sites retenus par Ginkgo1 devraient permettre de créer 200 000 mètres carrés de droits à construire, d’édifier 3 000 logements. Le fonds Ginkgo2 ambitionne lui de générer 350 000 mètres carrés de droits à construire pour 5 000 logements. A la différence du premier fonds, Ginkgo2 pourra intervenir en dehors de la France et de la Belgique pour un maximum de 30% de ses engagements. Ses gestionnaires étudient des dossiers en Espagne, au Luxembourg et au Royaume Uni, mais attendront les résultats du référendum de juin sur le Brexit avant de concrétiser Outre-Manche.

Ginkgo 2 prévoit de réaliser une douzaine d’opérations de l’ordre de 10 millions d’engagements en fonds propre chacune, sur des surfaces comprises entre 0,5 hectare et 10 hectares. Deux premiers dossiers situés en région parisienne ont déjà été soumis à son comité d’investissements.

Vincent Charbonnier

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