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PME-ETI

Ginger CEBTP, émancipation réussie

Arnaud Dumas , ,

Publié le

Ginger CEBTP, émancipation réussie
Spécialiste de l’ingénierie, Ginger CEBTP a résisté à la crise et prévoit une implantation en Chine.

L’histoire est mouvementée. Structure publique créée dans les années 1930, Ginger CEBTP passe dans le privé en 1997, puis est racheté par le groupe néerlandais Grontmij en 2011, pour finalement être repris en LBO par les managers et par quatre actionnaires financiers. Ce spécialiste de l’ingénierie des sols, des matériaux et des bâtiments aurait pu ne pas survivre à ces soubresauts. Pourtant, il a su préserver son nom et sa valeur. « Nous avons repris une société qui fonctionnait bien, confie Philippe Margarit, son président. CEBTP était un nom connu, apprécié des clients et il n’était pas nécessaire de restructurer l’entreprise. Il suffisait de croître ! »

En 2013, quand Grontmij décide de se séparer de CEBTP, Philippe Margarit en est le directeur général. C’est lui qui, avec quinze managers, décide de prendre le destin de la société en main, accompagné du fonds Siparex, de Bpifrance, du fonds franco-chinois Cathay Capital et de BNP Paribas Développement. Les deux premières années, le groupe prouve que son indépendance ne l’a pas affaibli. Il marque sa différence auprès de ses clients. « Nous sommes un ingénieriste de prescription, c’est-à-dire capable de prescrire des soins aux ouvrages, précise le dirigeant. Nous faisons les prélèvements, analysons les défauts et préconisons les solutions. »

En 2015, malgré la chute du marché du BTP, CEBTP reste stable et préserve ses talents pour attendre la reprise. L’ETI de 1 100 personnes pour 110 millions d’euros de chiffre d’affaires poursuit même ses investissements en rachetant V-Scan, une société d’ingénierie spécialisée dans les réseaux de 5 millions d’euros de chiffre d’affaires, et crée Modeliris, une start-up interne spécialisée dans l’acquisition de données avec des drones. En 2016, cette stratégie paie. La construction repart et CEBTP avec. Sa croissance organique devrait atteindre 6 à 8 % à périmètre constant. Surtout, ce printemps, il a acquis Burgeap, un ingénieriste de 400 personnes spécialisé dans l’étude de l’eau, l’air et l’environnement. Le groupe change de taille, passe à 1 500 personnes et 150 millions d’euros de chiffre d’affaires. Aujourd’hui, il met le cap à l’international, avec un objectif de 200 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2020. « La seule construction nous limitait aux pays francophones du fait de la réglementation, explique Philippe Margarit. Avec Burgeap, nous pouvons proposer une offre plus globale. » 

Déjà présent au Maroc, en Algérie, en Côte d’Ivoire et au Canada, Ginger CEBTP espère se développer en Chine avec l’aide du fonds Cathay. « Nous discutons déjà avec deux sociétés locales », indique Philippe Margarit. Pragmatique, le groupe attend de consolider son business et envisage, courant 2017, une implantation avec un partenaire chinois. 

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