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[Gilets jaunes] La CFDT réclame un "pacte de la conversion écologique", le Premier ministre écarte l’idée

Sylvain Arnulf

Publié le

Réunir syndicats, patronat, associations pour trouver des solutions à la crise des "gilets jaunes" et accompagner la transition écologique ? L'idée, lancée par Laurent Berger (CFDT), n'a pas séduit le Premier ministre Edouard Philippe.

[Gilets jaunes] La CFDT réclame un pacte de la conversion écologique, le Premier ministre écarte l’idée
Laurent Berger estime que les syndicats peuvent aider le gouvernement à répondre à la colère exprimée par les "gilets jaunes".
© Pascal Guittet - L'Usine Nouvelle

Quelle place les syndicats peuvent-ils prendre dans le mouvement dans "gilets jaunes" ? Aucun n’avait appelé à participer à la mobilisation le 17 novembre. Mais au soir de la manifestation, Laurent Berger, patron de la CFDT, a appelé à le gouvernement à prendre acte de la colère exprimée sur les routes de France, en s’appuyant sur les corps intermédiaires. "J'appelle Emmanuel Macron et Edouard Philippe à réunir très rapidement les syndicats, les organisations patronales, les associations pour construire un pacte social de la conversion écologique", avait-il lancé sur Twitter.

 

Dimanche 18 novembre, Edouard Philippe, invité de France 2, a poliment rejeté cette proposition. "J'entends ce qu'il a à proposer. Je ne crois pas que ce que demandent les 'gilets jaunes' soit une grande conférence avec les responsables politiques et des responsables syndicaux", a-t-il réagi. Mais "toutes les bonnes idées sont à prendre, toutes les bonnes idées sont utiles", a-t-il reconnu.

"Entendre la colère"

Invité de RTL ce 19 novembre, Laurent Berger, malgré cette fin de non-recevoir, a précisé sa vision d’un possible "pacte de conversion écologique". "La transition écologique doit s’accompagner de mesures sociales, notamment pour les ménages les plus modestes", a-t-il estimé. "Il faut des aides à la mobilté, à la conversion thermique des logements, une meilleure prise en charge des transports en commun".

"Il faut entendre la colère, même si elle est confuse, parfois contradictoire voire dangereuse. Face à cette colère, il faut faire avec les corps intermédiaires, avec ceux qui ont des propositions à porter. Trouver des solutions ne viendra pas d’un rapport direct entre les gouvernants et le peuple".

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