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Gil Perrot devra rassurer sur l'avenir d'Arcelor Packaging International

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Il a pour mission d'atteindre le même niveau de rentabilité que les autres branches du groupe Arcelor-Mittal... Sans que les entités packaging des deux groupes ne fusionnent.

Gil Perrot devra rassurer sur l'avenir d'Arcelor Packaging International

C'est un pur produit Arcelor que le groupe vient de placer à la tête de sa division packaging. Gil Perrot a intégré Usinor en 1983 comme ingénieur process. Il avait 24 ans. Depuis, il a gravi les échelons jusqu'à prendre la direction de Basse-Indre en 2003, l'un des principaux sites de production du groupe. A 47 ans, il préside désormais aux destinées du leader européen de la production d'aciers pour emballages (boissons, couvercles à ouverture facile, capsules et boîtes techniques) avec près de 2 millions de tonnes de capacité de production et 1,4 milliard d'euros de chiffre d'affaires.

Son prédécesseur, Denis Hugelmann, a plié bagages il y a quelques semaines, après être resté seulement dix sept mois à la tête du groupe. Officiellement, il quitte Arcelor pour «raisons personnelles». Rien à voir avec l'épique fusion avec Mittal, assuret-on en interne. Selon nos informations, Denis Hugelmann aurait été débauché par Areva. Quoi qu'il en soit, il n'y aura pas rupture dans le style de management. Gil Perrot veut jouer la carte de la continuité par rapport à son prédécesseur. Il devra d'abord rassurer tous ceux qui constatent que le métier du packaging se retrouve encore un peu plus dilué dans le périmètre d'Arcelor-Mittal (4% de l'ensemble). Et répondre à la question de savoir si cette activité reste stratégique.

«Nous devons améliorer notre rentabilité»
«Ce qui est sûr, répond-il, c'est que nous devons améliorer notre rentabilité pour arriver au même niveau que les autres branches, c'est-à-dire atteindre un niveau de retour sur capitaux employés (ROCE) de 15 %. Je n'ai pas d'échéance fixée, mais il est clair que nous n'avons pas dix ans pour atteindre cet objectif!» Après la fermeture complète cette année du site de Mardyck, près de Dunkerque, dont la production a été en partie transférée en Espagne, le dispositif industriel du groupe repose aujourd'hui sur cinq sites : deux en France, deux en Espagne et un en Belgique, ainsi que deux centres de services situés en Italie et en Turquie. «Nous allons garder cette structure, qui est relativement équilibrée», indique le nouveau P-DG.

Un plan d'amélioration des performances a été enclenché en début d'année : «Nous devons atteindre un bon niveau de marche industrielle en diminuant le taux de panne, en augmentant le rendement matières, et en réussissant à raccourcir les délais de réponses délivrés à nos clients», détaille Gil Perrot. Le groupe souhaite également améliorer et mutualiser ses fonctions supports. Arcelor Packaging a également commencé à travailler sur une coordination commerciale avec Mittal. L'indien réalise environ 1,2 milliard d'euros de chiffre d'affaires sur le packaging, avec des sites de production aux Etats-Unis, en Afrique du Sud, en Algérie et au Kazakhstan. Arcelor est, lui, très centré sur l'Europe. Des synergies techniques peuvent également être dégagées, indique Gil Perrot. Mais il semble toutefois acquis que les activités packaging des deux groupes resteront séparées.
Patrick Déniel

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