Giat a encore besoin du contribuable. La Caisse des dépôts se recentre. Les industriels s'inquiètent des prix de l'acier. Sanofi et Aventis vont devoir négocier...

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Giat a encore besoin du contribuable. Le groupe public d'armement terrestre affiche une situation nette négative de près de 900 millions d'euros, pour un chiffre d'affaires d'à peine 730 millions, en baisse de 16 % par rapport à 2002. Le résultat opérationnel s'est pourtant amélioré à moins 46 millions, ce sont les provisions exceptionnelles générées par les frais de restructuration, à 612 millions d'euros, qui ont alourdit les pertes. Dans un entretien à La Tribune, Daniel Vigneron, PDG de Giat Industries, explique la situation de l'entreprise et confirme la nécessité d'une recapitalisation par l'Etat, qui pourrait atteindre 1 milliard d'euros d'ici à la fin 2004.

La Caisse des dépôts se recentre. L'établissement public va se concentrer sur ses missions d'intérêt général et sur le financement des entreprises, rapporte La Tribune. Le groupe a annoncé hier, lors de la présentation de ses résultats, qu'il compte sortir de la plupart de ses activités concurrentielles. Dans quelques semaines la banque d'investissement CDC Ixis va être transférée aux Caisses d'Epargnes, à la fin de l'opération, la Caisse des dépôts restera actionnaire à 35 % de la Caisse Nationale des Caisses d'Epargne, tout comme elle est actionnaire à 37 % de CNP Assurances. Elle affiche de bonnes performances en 2003, avec un résultat net part du groupe de 1,58 milliard d'euros.

Les industriels s'inquiètent des prix de l'acier. Les fédérations professionnelles et les entreprises se sont manifestées pour demander aux sidérurgistes et à l'Etat de trouver une solution à la flambée des prix du métal, note La Tribune. De nombreux secteurs, notamment le bâtiment et la mécanique commencent à être pénalisés. Le cours de l'acier laminé à chaud est passé de 300 dollars la tonne, début janvier, à 495 dollars actuellement. Ses hausses vertigineuses des coûts d'approvisionnement ne peuvent pas toujours être répercutées sur les clients. La pénurie des intrants, minerai de fer et coke, l'augmentation des prix du fret maritime et l'explosion de la demande chinoise sont à l'origine de cette crise.

Sanofi et Aventis vont devoir négocier. Le suisse Novartis semblant désormais hors course pour proposer une alternative, les PDG respectifs d'Aventis et de Sanofi-Synthélabo vont devoir trouver un terrain d'entente pour un rapprochement, relève Les Echos. La fermeté du gouvernement français, "au nom de l'intérêt national" aura finalement eu raison des velléités des concurrents. Il reste maintenant au laboratoire français à adoucir son offre et à revaloriser son prix, tout en tenant compte des intérêts allemands chez Aventis. Pour autant plusieurs fonds américains et l'association française Adam, présidée par Colette Neuville, qui défend les minoritaires, envisagent une action en justice, souligne La Tribune.

Levée de boucliers outre-Atlantique pour Microsoft. Les relations commerciales, déjà tendues entre l'Europe et les Etats-Unis, vont-elles de nouveau s'envenimer ? La condamnation de l'éditeur de logiciels a été unanimement dénoncée par la classe politique américaine, indique Les Echos. Les américains reprochent à la Commission européenne de vouloir protéger les concurrents de Microsoft, en lui faisant dévoiler certaines informations confidentielles de son système d'exploitation. L'approche n'est pas tout à fait la même avec la justice américaine, qui elle, privilégie la défense du consommateur, plus que l'équilibre du marché. Le géant de Richmond pourrait être tenté de porter l'affaire devant l'OMC, remarque le Wall Street Journal.

Vuitton, la machine à profits. Une qualité jamais prise en défaut, un contrôle sans failles de son réseau de distribution, une croissance régulière de la productivité, des designers toujours inspirés et une clientèle qui reste fidèle: Serait-ce la recette miraculeuse du succès du célèbre maroquinier, se demande Business Week, titrant à la une de son magazine, "the Vuitton money machine". Avec une marge opérationnelle de 45 %, la filiale de LVMH acquise il y a une quinzaine d'année, traverse sans encombres les crises dans le secteur du luxe, et laisse loin derrière ses concurrents, tels que Gucci, Hermès ou Prada qui oscillent entre 13 et 27 %.

La consolidation se poursuit dans le voyage d'affaires. La concentration ne souffre aucun répit dans le secteur du voyage d'affaires, analyse le magazine l'Echo Touristique, les mouvements se font désormais à l'échelle européenne ou mondiale. Les tenants des rapprochements veulent bénéficier de l'effet de volume pour réduire leurs coûts. Après la reprise de Rosenbluth par American Express en 2003, Carlson Wagonlit Travel vient d'acheter la filiale spécialisée de l'américain Maritz. Deux opérations qui auront des répercussions sur le marché français.

Didier RAGU

Bon week-end, à lundi !

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