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Ghosn réfléchit aux liens capitalistiques Renault-Nissan

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TOKYO (Reuters) - Carlos Ghosn, le PDG de Renault-Nissan, dit réfléchir aux alliances capitalistiques entre les deux groupes, dans un entretien au Nikkei publié lundi.

Ghosn réfléchit aux liens capitalistiques Renault-Nissan
Carlos Ghosn, le PDG de Renault-Nissan, dit réfléchir aux alliances capitalistiques entre les deux groupes, dans un entretien au Nikkei publié lundi. /Photo d'archives/REUTERS/Gonzalo Fuentes
© GONZALO FUENTES

Carlos Ghosn déclare au quotidien financier qu'il est nécessaire de "prendre en considération les points de vue de toutes les parties intéressées" dans l'examen de la structure des participations croisées des deux entreprises et ajoute qu'il mettra en place un nouveau cadre d'ici la fin de son mandat prévue en 2022.

En mars, Reuters avait rapporté que les deux groupes avaient engagé des discussions sur un renforcement de leur alliance qui pourrait déboucher sur le rachat par le constructeur japonais de l'essentiel de la part de 15% détenue par l'Etat français dans le capital de Renault, ce qui pourrait constituer le prélude à une fusion.

"Nous étudions sans a priori toutes les options", déclare Carlos Ghosn au Nikkei, ajoutant que cela inclut une étude de la structure capitalistique du groupe.

Personne chez Nissan n'était disponible dans l'immédiat pour commenter ces informations.

Depuis la création de l'alliance en 1999, plusieurs projets de fusion entre les deux groupes ont échoué, l'Etat français, premier actionnaire de Renault s'y étant toujours opposé.

Mais maintenant que Carlos Ghosn, le principal architecte de l'alliance, entame son dernier mandat à la tête de Renault, Paris plaide pour un renforcement de la structure, devenue l'an dernier le premier constructeur automobile mondial par le chiffre d'affaires, afin de garantir sa pérennité.

Renault, qui détient 43,4% de Nissan, a passé en 2015 un accord avec son associé nippon qui a permis de désamorcer un conflit avec le gouvernement français. Nissan détient pour sa part une participation majoritaire de 34% dans Mitsubishi et de 15% dans Renault, mais sans droit de vote.

(Naomi Tajitsu; Catherine Mallebay-Vacqueur pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)

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