Economie

Gestion de PME : la bible pour le chef d’entreprise

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Entretien Chaque année, Audecia et Price WaterHouse Coopers publie « Gestion de la PME », le guide pratique du chef d’entreprise. Véritable viatique pour les dirigeants de TPE/PME, mais aussi pour les étudiants en gestion, l’édition 2009/2010 est en rayon.

Gestion de PME : la bible pour le chef d’entreprise © D.R.

Quel est votre cote de crédit auprès des banques ? Et votre risque de défaillance ? Aie, votre score AFDCC est faible ? Inutile de demander à vos banques une rallonge, elles ne vous l’accorderont pas. Mais avec ce guide, vous aurez au moins une première idée pour le calculer vous-même et entamer les négociations avec votre banquier. La relation aux banques et l’analyse du risque et des causes de défaillance est une des grandes thématiques de ce guide, crise oblige. « Chaque année nous actualisons le guide en renforçant l’information sur des thèmes d’actualité », explique Christian Larguier, le Président d’honneur Audecia et coordinateur du Guide.

Réalisé par les 450 experts comptables d’Audecia et de Price depuis une dizaine d’années, ce guide a le mérite de bénéficier de l’expérience terrain de ses auteurs. Ce qui se traduit par une analyse sous forme de fiche pratique des faiblesses les plus souvent répertoriées dans les PME en début de chacun des 19 chapitres. Logiquement, une synthèse des actions à mener est réalisée en fin de chapitre. « Le guide doit être compris par tout le monde et facile à appréhender», explique Jean-Marie Ordonneau, expert-comptable  et associé chez PWC. Lequel met en avant le concept clé du livre : le quatuor. « Le quatuor c’est la clé de voûte de l’entreprise : hommes, produits, marchés et finances », traduit Jacques Lesieur, associé chez PWC. « Tout l’ouvrage est guidé par ce quatuor et l’analyse de chacun de ses composants, garant de la pérennité de l’entreprise.»

Ces quatre composants se retrouvent en écho tout au long de l’ouvrage qui aborde de nombreux thèmes de manière très vivante : intelligence économique, TIC, développement durable, management en plus des essentiels contrôle de gestion et maîtrise des comptes. « Chaque lecteur picore au gré de ses besoins. Notre ambition est que ce guide aide les dirigeants à traverser la crise », conclut Christian Larguier.

"La diarrhée législative est le principal problème des chefs d’entreprises"

Christian Larguier, Président d’Audecia



Président d’honneur d’Audecia, Christian Larguier coordonne le guide «Gestion de la PME» . Fort d’une vision globale, sa vision des PME sort des clichés habituels.

Quel est le principal problème des chefs d’entreprises de PME ?
Christian Larguier : incontestablement, la multiplication des textes de loi. En ce moment, il y a quasiment un texte par semaine, c’est de la folie pure, les patrons n’arrivent plus à digérer. Nous sommes en plein délire, il y a une véritable diarrhée législative. C’est impossible. Aujourd’hui il y a plus d’articles du code des impôts que de fromages. Autre problème récurrent, les charges. Nous avons un taux de prélèvement obligatoire record en Europe, il représente 50% du PIB !50 % du smic et 80% sur un salaire à 2000€. On pourrait multiplier les exemples, mais en résumé, le principal problème est que le transfert social et fiscal retombe majoritairement sur les PME.

La crise a-t-elle amplifié la pression sur les PME ?
Christian Larguier : Sur différents points oui. Particulièrement sur le crédit. Aujourd’hui, le taux de pertes passede 50% en moyenne à 120% ! On peut aussi citer les délais de paiement imposés par les grandes entreprises. Typiquement, alors qu’Arcelor continue à payer à 90 jours, malgré la LME, il exige d’être payé en 45 jours. Mais globalement, de ce que l’on observe 90% des PME continuent à tourner, 10% d’entre elles souffrent réellement. Et paradoxalement, les dirigeants gardent le moral.

Sont-elles plus adaptables qu’une grande entreprise ?
Christian Larguier : L’agilité est même ce qui caractérise une PME, ainsi qu’une meilleure adaptabilité à la crise. Elles sont aussi moins destructrices d’emplois. Mais a contrario, les PME ont un vrai problème RH, elles ont une difficulté à attirer les nouveaux talents. Pourtant, l’image de la PME est positive en France. Preuve en est, l’INSEAD vient même de créer une section « entrepreneur » pour les cadres qui veulent créer des PME. Nous sommes au milieu du gué. D’ici à cinq ans, le dirigeant de PME sera reconnu. Beaucoup de choses vont dans le bon sens.

Propos recueillis par Fabrice Frossard

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