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Geoffroy Roux de Bézieux cultive une candidature très "industriels-compatible"

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Dans sa vision pour le Medef, Geoffroy Roux de Bézieux a mis en haut de sa liste de course des propositions qui ont tout pour plaire aux industriels. Même si de nombreux acteurs du patronat jugent désormais, officiellement, la dichotomie entre fédérations des services et fédérations de l’industrie archaïque, le candidat issu des télécoms a pris soin de rassembler.

Geoffroy Roux de Bézieux cultive une candidature très industriels-compatible © Semaines sociales de France - Wikimedia commons

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Le président de OMEA Telecom, Geoffroy Roux de Bézieux, qui a déclaré officiellement sa candidature au MEDEF dans le Figaro du 26 février, avance sans improvisation et multiplie les rendez-vous dans les médias. Sur BFM dès le mardi soir à 23 heures, sur Radio classique à 7h45 le lendemain.

C’est clairement sa séquence. Au-delà de sa visibilité médiatique, c’est le discours de l’impétrant qu’il convient d’analyser. Le document de campagne de dix pages qu’il a pris soin de rédiger et d’envoyer au membre du Medef devrait séduire les industriels. Il y défend un grand nombre de positions auxquelles ils sont très attachés.

Dès la première page, il s’attaque ainsi à "l’utilisation abusive du principe de précaution" qui "entrave l’esprit d’entreprise", il y défend l’expérimentation scientifique, garante selon lui de l’innovation. Il se montre également très attaché au libre-échange, un élément essentiel pour des industriels plus exportateurs que les acteurs du service.

Il alerte aussi sur un trop plein de règles environnementales et sociales qui pourraient pénaliser la compétitivité des entreprises européennes. Du miel aux oreilles de personnalités comme Jean-Pierre Clamadieu, PDG de Solvay et président de la commission développement durable du Medef, sur cette même ligne.

Enfin, il défend un combat pour la simplification administrative pour sortir d’une France "pays aux 400 000 normes". Si cette lutte est largement partagée au sein du monde patronal, elle est l'un des chevaux de bataille du milieu industriel.

Remettre le couvert sur la représentativité patronale

Sur le sujet de l’organisation de la représentation patronale et de son rôle, il est parfaitement en phase avec les vues de la principale fédération industrielle l’UIMM (Métallurgie) : il propose ainsi de remettre le couvert sur la représentativité patronale, un chantier que Laurence Parisot n’a jamais vraiment ouvert et défend une logique de subsidiarité dans les négociations entre l’interprofessionnel, la branche et l’entreprise.

Il rejoint également l’UIMM sur l’ouverture d’une réflexion sur une gestion paritaire recentrée sur un certain nombre de missions. Bref, Roux de Bézieux a tout pour plaire aux industriels qui ont maintenant pléthore de candidats pour les séduire, avec Pierre Gattaz et Jean-Claude Volot déjà en piste. Et en attendant une éventuelle candidature de Frédéric Saint-Geours, président actuel de l’UIMM.

Anne-Sophie Bellaiche

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