Gentiloni s'engage à défendre les intérêts de l'Italie dans le dossier STX

MILAN (Reuters) - Le président du Conseil italien, Paolo Gentiloni, s'est engagé lundi soir à défendre "calmement mais fermement" les intérêts de l'Italie dans le dossier des chantiers navals STX, dont la France a annoncé la nationalisation temporaire.
Partager
Gentiloni s'engage à défendre les intérêts de l'Italie dans le dossier STX
Le président du Conseil italien, Paolo Gentiloni, s'est engagé lundi soir à défendre "calmement mais fermement" les intérêts de l'Italie dans le dossier des chantiers navals STX, dont la France a annoncé la nationalisation temporaire. /Photo d'archives/REUTERS/Wolfgang Rattay

Le chef du gouvernement italien, qui s'exprimait à la télévision, a souligné que les pays européens devaient coopérer entre eux. "Voyons si de nouvelles propositions arrivent", a-t-il ajouté.

Le ministre français de l'Economie et des Finances, Bruno Le Maire, est attendu mardi à Rome pour relancer les négociations avec le gouvernement italien, qui a qualifié de "grave et incompréhensible" la nationalisation temporaire des chantiers navals de Saint-Nazaire.

La France a exercé jeudi dernier son droit de préemption pour obtenir du groupe italien Fincantieri qu'il accepte d'en partager le capital à 50-50 avec des intérêts publics français.

Bruno Le Maire a annoncé dans le Journal du Dimanche que Paris souhaitait proposer à Rome d'élargir les discussions concernant le dossier STX France à une coopération militaire.

La ministre des Armées, Florence Parly a précisé lundi à Reuters que les négociations militaires et économiques n'iraient pas forcément de pair.

"Il est important que nous puissions progresser sur la partie proprement militaire dans une perspective de partenariat", a-t-elle ajouté lors d'un déplacement à Niamey, au Niger.

Un accord conclu en avril dernier, sous le quinquennat de François Hollande, prévoyait que le capital des chantiers navals de Saint-Nazaire, qui appartenaient au groupe sud-coréen STX en difficulté, soit repris à 55% par les Italiens (dont 48% pour le seul Fincantieri) et 45% par les Français (33% pour l'Etat et 12% pour le groupe public militaire Naval Group, ex-DCNS).

(Stephen Jewkes avec Sophie Louet à Niamey; Henri-Pierre André pour le service français)

Sujets associés

LES ÉVÉNEMENTS L’USINE NOUVELLE

LES PODCASTS

Vendre la Joconde, chiche !

Vendre la Joconde, chiche !

Dans ce nouveau numéro du podcast Inspiration, Stéphane Distinguin, auteur de "Et si on vendait la Joconde" sorti ce 19 janvier 2022 aux éditions JC Lattés, répond aux questions...

Écouter cet épisode

Digital et médias, par Julie Manou-Mani

Digital et médias, par Julie Manou-Mani

Dans le podcast "Inspiration", Julie Manou Mani, journaliste et productrice, répond aux questions de Christophe Bys. Elle revient sur sa reconversion vers le journalisme après des études...

Écouter cet épisode

La recherche française est-elle vraiment à la traine ?

La recherche française est-elle vraiment à la traine ?

En 2020, année de la crise Covid, la recherche française aura été au centre de toutes les attentions. En cause, l'incapacité de la France à développer son propre vaccin....

Écouter cet épisode

Joindre les deux bouts

Joindre les deux bouts

Dans cet épisode d'Industry Story, Guillaume Dessaix revient sur la grève du Joint Français qui au début des années 70 a enflammé la Bretagne.

Écouter cet épisode

Tous les podcasts

LES SERVICES DE L’USINE NOUVELLE

Recherche le contact d'un décideur ou d'une entreprise industrielle

NAVAL GROUP

AVRIL

+ 77 000 Décideurs

Tout voir
Proposé par

Trouvez les entreprises industrielles qui recrutent des talents

LE CNAM

Ingénieur chef de projet bâtiment H/F

LE CNAM - 18/01/2022 - CDD - PARIS

+ 550 offres d’emploi

Tout voir
Proposé par

ARTICLES LES PLUS LUS