Geneviève Mouillerat livre à Total son plus grand projet de l'année

La barge flottante qui permettra d'exploiter le gisement Dalia, en Angola, va produire ses premiers barils. Une consécration pour la responsable de la livraison de ce navire d'exception!

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Geneviève Mouillerat livre à Total son plus grand projet de l'année

Quelques nuits blanches... C'est ce qui attend Geneviève Mouillerat dans les semaines à venir, elle l'avoue volontiers. La mise en route du « Floating Production Storage Offloading », le FPSO de Dalia, est dans la dernière ligne droite. Cette barge géante, ancrée au large de l'Angola, produira ses premiers barils avant la fin de l'année. Pour cet ingénieur mécanicien de 53 ans, ce sera l'aboutissement de quatre ans de travail. Depuis septembre 2002, elle a piloté pour Total la sélection du constructeur, le suivi du chantier, la livraison, et aujourd'hui la mise en route du FPSO.

En Europe, en Asie et en Afrique, elle a suivi au plus près toutes les étapes de construction de ce gigantesque Léviathan, qui n'a plus de bateau que le nom. 300 m de long, 60 m de large,douze ancres pour le maintenir, il ne peut pas se propulser seul. C'est, de loin, le projet de plus important et le plus complexe que Geneviève Mouillerat ait eu à gérer. En valeur : 1 milliard de dollars de budget, sur un projet qui coûte au total plus de 4 milliards. Et en effectif : 80 personnes en direct, 3 500 indirectement sur le chantier naval sud-coréen.

L'estimation des coûts, un passage obligé

Cette mission ambitieuse lui a été confiée après un passage au siège, au département estimation des coûts. «J'ai acquis une vision globale de l'exploration-production, indispensable pour un projet de l'envergure de Dalia.» Lors de la phase de construction, elle a multiplié les allers-retours entre la Corée et la France. Désormais, c'esten Angola qu'elle se rend, toutes les trois semaines. « Ça c'est pas un problème », affirme cette pétillante globe-trotter. Après vingt-quatre ans chez Total, dont quatorze sur de grands projets internationaux à Glasgow, Singapour, Bangkok, au Qatar... elle est rompue à l'exercice. Tout comme ses deux filles, qui l'ont suivie dans ses déplacements et ont contracté le virus du voyage. «J'adore l'expatriation. C'est le seul moyen d'être au plus près de ce qui se passe sur les chantiers. Le seul aussi d'aborder correctement le management, le plus important dans la gestion de projet », dit-elle.

Avec plusieurs équipes qui travaillent en parallèle sur des plannings différents et sur plusieurs continents, c'est la priorité. Même enthousiasme lorsqu'il s'agit de décrire son métier. «Chef de projet, c'est une race à part, dit-elle en riant. Il faut être passionné, c'est un engagement de plusieurs mois ou de plusieurs années. Et on doit toujours gérer l'imprévisible.» Sur Dalia, ce sont les phénomènes naturels qu'elle redoute. Une mauvaise mer, et l'ultime étape de raccordement prend plusieurs jours de retard. Elle repart le 4 décembre pour l'Angola, sans doute pour la dernière fois... Et ensuite ? « Certainement un autre chantier, en tout cas je l'espère ».

Virginie Lepetit

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