Geneviève Lethu espère sortir de la procédure de sauvegarde avant l'été

La société, spécialisée dans les arts de la table, espère voir une issue positive avant l'été à sa mise sous procédure de sauvegarde. Une décision qui avait été prise à la suite d’un conflit d’intérêt entre actionnaires...

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Geneviève Lethu espère sortir de la procédure de sauvegarde avant l'été

De l’espoir pour Geneviève Lethu. La société, spécialisée dans les arts de la table, devrait sortir « avant l’été » de sa procédure de sauvegarde, dans laquelle elle a été placée depuis le 14 avril. C’est ce qu’affirme son PDG, Edmond Kassapian. « Nous mettons tout en œuvre pour trouver une issue positive au remboursement des 3,5 millions d’euros que nous réclame un actionnaire », explique-t-il. « Un échelonnement ou un prêt bancaire sont parmi les pistes privilégiées », affirme-t-il.

Depuis le 14 avril, la société holding du groupe est placée sous procédure de sauvegarde, suite à un conflit d’intérêt entre actionnaires. « Ce n’est pas en raison de difficultés économiques, martèle Edmond Kassapian, qui dirige l’entreprise depuis 2003. Nous avions l’argent, mais nous en avions besoin pour financer des investissements, notamment sur les nouvelles collections de 2011 », ajoute-t-il. « L’un de nos actionnaires a voulu récupérer l’investissement de 3,5 millions d’euros, qu’il avait réalisé en compte courant en 2007. Cette dette était exigible du jour au lendemain et il n’a pas voulu échelonner le remboursement », explique-t-il. « Nous avons choisi la procédure de sauvegarde pour nous permettre de geler nos dettes et trouver une solution », ajoute Edmond Kassapian.

En 2009, le groupe qui possède 135 magasins dont une centaine en France, a connu une légère érosion de ses ventes, à 40 millions d’euros (contre 42 millions en 2008), en partie due à un recul de l’export (Etats-Unis, Japon, Australie…) où il réalise 20 % de son activité. Une contre-performance qui ne remet pas en cause le choix de relocalisation de sa production opérée depuis 2004. Genevève Lethu réalisait alors 40 % de ses achats en Asie, contre 8 % aujourd’hui. La France totalise aujourd’hui 55 % du sourcing du groupe.

« Le made in France est pour nous capital à l’exportation. Aux Etats-Unis et en Australie, il y a l’obligation de marquer l’origine de la fabrication. Notre modèle d’art de vivre à la française avec du made in China, ne fonctionnait pas du tout », insiste Edmond Kassapian. « Pour compenser des coûts de production 5 à 6 fois moins chers en Asie, nous avions fait un compromis au niveau de nos marges et essayé de compenser en augmentant nos volumes de ventes », reconnaît-t-il. Mais depuis, la crise n’a pas arrangé les affaires...

Adrien Cahuzac

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