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Geneviève Fioraso, trois ans en demi-teinte à la tête de l'enseignement supérieur et de la recherche

Aurélie Barbaux , , , ,

Publié le

Analyse C’est par petites touches que Geneviève Fioraso, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, devenue secrétaire d’Etat lors du dernier remaniement, a fait bouger les lignes de son portefeuille. Mais avec une forte motivation.

Geneviève Fioraso, trois ans en demi-teinte à la tête de l'enseignement supérieur et de la recherche

La recherche et l’enseignement supérieur sont d’abord au service de l’emploi et de l’économie. C’est sur cette ligne que Geneviève Fioraso, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, devenue secrétaire d’Etat lors du dernier remaniement, a effectué tout son mandat. Et le bilan de celle qui devrait démissionner pour raison de santé, s’il ne marque pas de grande rupture montre qu’elle y a mis toute sa conviction.

À peine arrivée la Ministre s’est attaquée à l’épineux problème de la valorisation de la recherche publique, en lançant dès novembre 2012 15 mesures à mettre en œuvre le plus vite possible. Car elle le sait, changer de culture, surtout chez les fonctionnaires, prend du temps, tant la résistance est grande.

Echec dans la simplification

La ministre s’est ensuite attaquée à l’élaboration d’une loi, votée en juillet 2013, qui loin de remettre en cause la tant décriée Loi LRU de Valérie Pécresse, en était plutôt la continuation. L’objectif étant toujours de rapprocher l’enseignement supérieur et la recherche des réalités économiques et sociales du pays (chômage et désindustrialisation, notamment) en les ancrant dans la concurrence internationale. Sans résoudre, voir parfois en aggravant, tous les problèmes de financement et de recrutement (mais avec un budget à peine constant), cette loi n’a pas non plus réussi à simplifier le paysage de la recherche publique et l’empilement de structures.

Les priorités de recherche de Geneviève Fioraso se sont télescopées avec la mission Innovation 2030 d’Anne Lauvergeon, et elle n'a pu qu'essayer de pousser la recherche technologique. La loi a en revanche donné un coup de jeune à l’université : cours en anglais autorisés, ouverture d’une université numérique en ligne FUN, avec des mooc originaux, clarification des intitulés de licences et master, création d’un statut d’étudiant entrepreneur…  De quoi faire avancer doucement les choses, sans mettre trop de monde dans les rues. Ils n’étaient finalement que 7 000 à demander sa non reconduction lors du dernier remaniement ministériel.

Succès dans le spatial

En revanche, dans le spatial, domaine qui dépendait de son ministère, Geneviève Fioraso a fait preuve d’efficacité sur le stratégique dossier Ariane 6. Elle a fait partie des acteurs clés, qui ont parmi d’avoir l’accord. Elle était en effet à l’origine du Co Space (comité de concertation Etat-industrie), qui a fait parler d’une même voix les acteurs français, alors que c’était la cacophonie. Bel exploit.

Aurélie Barbaux avec Hassan Meddah

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1 commentaire

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04/03/2015 - 13h37 -

On peut aussi ajouter qu'elle a su stopper tout dialogue avec les acteurs de l'ESR, enseignants et chercheurs en autres. Elle n'a jamais entendu leur alertes sur la situation d'une université de plus en plus en miette. La réformette des nomenclatures sur les noms de licence ou master n'a fait que détruire toutes les actions menées depuis une dizaine d'année qui avaient permis la reconnaissance d'un certain nombre de spécialités de master ou licence professionnelle aux yeux des entreprises.... les mauvaises langues y voient une astuce facile pour redorer le blason des écoles d'ingénieurs qui ne sont pas soumises à ces nomenclatures strictes.... Et quel peu de courage pour repousser sans cesse la discussion du budget 2015, toujours pas voté... Mais il est vrai que tirer sur un homme à terre n'est pas facile à assumer... Et les étudiants qu'elle a su jusqu'à maintenant cantonner dans leur campus à coup de petites douceurs commencent à réaliser la vraie misère de l'ESR que Mme Fioraso a aggravé encore plus que Mme Pécresse ne l'avait projetée...Il est en effet temps qu'elle sorte par la petite porte, celle-là même qui lui avait permis de rerentrer en secrétaire d'état après le remaniement et sa perte de ministère.... Elle aura en effet marqué l'ESR, mais au fer rouge !!!!
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