Génériques : les industriels montent au créneau

Une étude suggère que les médecins généralistes utilisent la mention "non substituable par un médicament générique" dans 22 % de leurs prescriptions. Les industriels du secteur dénoncent le coût de ces pratiques pour la collectivité.

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Génériques : les industriels montent au créneau

Quand le monde du médicament générique veut se faire entendre, il invoque les dépenses publiques. Les industriels français du secteur, commanditaires d’une étude BVA réalisée en mars dernier auprès de 200 médecins généralistes, ont appelé lundi à un encadrement des prescriptions médicales pour favoriser la substitution des médicaments de marque par leurs produits.

Leur argument de poids : le coût élevé des "marques" pour la collectivité. "En 2011, l'usage abusif et non justifié de la mention « non substituable » aura coûté près de 180 millions d'euros à l'assurance maladie et 80 millions d'euros supplémentaires aux complémentaires", affirme le Gemme ("Générique, même médicament", l’association des industriels du secteur) dans un communiqué. "En moyenne, les médecins généralistes utiliseraient cette mention pour 22 % de leurs prescriptions", ne permettant pas au pharmacien de substituer le médicament prescrit par un générique.

Le Gemme rappelle qu'elle a "régulièrement alerté" les pouvoirs publics et l'assurance maladie : "Il convient qu'en cette période de contrainte budgétaire forte, tous les acteurs prennent part aux objectifs d'efficience", estime l'association. "Afin de maximiser les économies collectives, la relance de la politique générique doit ainsi s'appuyer sur des actions fortes pour encadrer les pratiques de prescription". Selon des chiffres avancés par le Gemme, entre 2008 et 2011, le taux de substitution des médicaments de marque par des génériques aurait baissé de 76 à 68 %.

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