General Motors veut acheter son ex-usine de Strasbourg

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General Motors souhaite racheter son ex-usine de Strasbourg, mise en vente depuis septembre 2008. Le site, qui emploie plus de 1 100 salariés, fabrique des boîtes de vitesses automatiques. Il n'avait pas été intégré dans le périmètre du New GM après la faillite de constructeur automobile américain et il dépend, depuis l'été 2009, de la Motors Liquidation Company, chargée de trouver un acquéreur.

Ces dernières semaines, deux noms de repreneurs potentiels circulaient. Ceux de l'allemand HZ Holding et du belge Punch. Mais, un plan « B » était aussi à l'étude pour ce dossier particulièrement sensible, suivi par l'Adira (Agence de développement du Bas-Rhin), les élus locaux et les cabinets ministériels, dont celui de François Fillon. Ce plan « B » consistait à convaincre General Motors Cy d'acheter son ancien site.

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« Il y a une reprise économique, le New GM se porte bien, notre usine gagne de l'argent, elle a un département recherche et développement, alors pourquoi vendre à quelqu'un d'autre ? », argumente le secrétaire CFDT du comité d'entreprise, Jean-Marc Ruhland.

La Motors Liquidation Company et General Motors ont finalement signé un compromis de vente. Les premiers documents concernant ce projet de reprise ont été transmis aux représentants du personnel vendredi.

Un comité d'entreprise est convoqué le 16 juin pour entamer la phase d'information et de consultation. Selon la direction de GM Strasbourg, qui ne rentre pas dans les détails à l'heure actuelle, le « projet solide et ambitieux de General Motors Company ne comporte pas d'impact sur l'emploi ».

Par contre, le constructeur américain entend faire baisser le coût de la main d'œuvre et il souhaite que « les salariés lâchent du lest sur les accords collectifs et les acquis sociaux sans toucher aux droits individuels », précise Jean-Marc Ruhland.

Selon le secrétaire du CE, l'annonce de ce projet de reprise de l'usine et du centre de recherche est toutefois un « soulagement » : « C'est la meilleure solution, car on sera dans la continuité d'un savoir-faire existant plutôt que de tomber entre les mains d'une holding plus ou moins douteuse ».

« C'est quand même mieux de rester adossé à un constructeur automobile », abonde un proche du dossier, qui souligne que General Motors va devoir consentir des « investissements importants » pour lancer de nouvelles productions à Strasbourg. Les boîtes de vitesses fabriquées actuellement arrivent en effet en fin de vie.

Un plan de départs volontaires, en cours sur le site, prévoit le départ de 198 postes d'ici à juin 2011. Une centaine de personnes y ont déjà adhéré.


De notre correspondant en Alsace, Thomas Calinon


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