L'Usine Auto

General Motors salué pour son succès lors de son retour en Bourse

, ,

Publié le

Vidéo Une réussite. C’est par ce terme que le président américain Barack Obama a résumé le retour en Bourse du géant américain de l’automobile General Motors. En levant 20,1 milliards de dollars, le groupe a tenu ses promesses et a dépassé le record d’entrée en Bourse aux Etats-Unis, jusque là détenu par le groupe Visa en 2008.

General Motors salué pour son succès lors de son retour en Bourse © REUTERS

A la clôture de la Bourse, tous les regards étaient fixés sur l’action de General Motors le 18 novembre. +3,6%. Pour une première journée de cotation, le chiffre est satisfaisant, même si il est en-deçà des plus hauts atteints par le cours dans la journée du 18 novembre, nouvelle date clé dans l’histoire du constructeur. Pour son retour sur les marchés financiers américain et canadien, ce sont près de 20 millions d’actions qui se sont échangées au prix de 33 dollars par action. Un tarif qui a permis à GM d’être valorisé à environ 63 milliards de dollars. La participation de l’Etat américain devrait diminuer pour passer de 61% à environ 33%. Du côté du gouvernement canadien, qui détenait 11,7% du capital, on indique avoir mis en vente 30,4 millions d’actions, soit 17% de sa participation.

1% pour SAIC, 5% pour les salariés

Parmi les acheteurs, le constructeur chinois SAIC, partenaire de GM, a acheté 15,15 millions d’actions pour 500 millions de dollars, soit environ 1% du capital de GM. « Le marché automobile américain se stabilise progressivement et rebondit, et une forte demande venue des marchés émergents offre de nouvelles possibilités de croissance », a-t-il commenté. Comme prévu, les particuliers ont participé à l’introduction en Bourse, à hauteur de 20% des actions. 5% d’entre elles étaient réservées aux retraités et salariés du groupe, soit au total près de 600 millions de dollars. Une manière de récompenser les salariés qui ont enduré la crise.

Nouvel élan pour le marché

Pour le président américain, cette introduction est synonyme de guérison progressive du marché automobile. « Le contribuable américain est maintenant en position de récupérer plus que ce que mon administration a investi dans General Motors », a commenté Barack Obama, faisant référence aux 30 milliards injectés dans le constructeur sous son mandat (à ajouter aux 20 autres milliards de dollars sous l’administration Bush). L’Etat américain pourrait entièrement rentrer dans ses frais s’il parvenait à solder le reste de sa participation à environ 52 dollars par unité. Au total, selon les chiffres officiels, la chute du marché automobile en 2008 aurait entraîné une réduction d’environ 1% du PIB national et la perte d’un million d’emplois.

Parmi les autres réactions, le constructeur automobile Chrysler, autre victime de la crise aux Etats-Unis, estime que ce succès est de bon augure pour lui, qui entend revenir sur le marché financier en 2011.  Après une telle journée, l’équipe dirigeante du groupe a expliqué que tout n’était pas joué : « c’est un grand jour lorsqu’on revient  à la cotation, mais ce qu’il faut c’est que chaque jour soit un succès pour nos produits ». Parmi les priorités du groupe, le directeur financier Chris Lidell a expliqué que GM allait rembourser toutes ses dettes.

 

 

Réagir à cet article

Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Les entreprises qui font l'actu

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte