General Motors douterait sur le projet d'alliance avec PSA

par Philipp Halstrick et Laurence Frost

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FRANCFORT/PARIS (Reuters) - Les discussions entre PSA Peugeot Citroën et General Motors peuvent encore faire long feu car le constructeur américain a des doutes sur le projet, a-t-on appris mercredi de source proche des négociations.

Selon cette source, le projet d'accord prévoyant une petite prise de participation dans PSA dans le cadre d'une augmentation de capital d'un milliard d'euros du constructeur automobile français est actuellement fragilisé par la divulgation publique de certains éléments du plan.

PSA a simplement indiqué jusqu'à présent qu'il examinait des projets de coopération et d'alliance et que des discussions étaient en cours, mais sans dire avec qui. Le groupe n'avait pas encore répondu mercredi matin à la demande de l'Autorité des marchés financiers, formulée la veille au soir, de communiquer "dès que possible à ce sujet dans le respect des règles du droit boursier".

Le constructeur français a refusé mardi de commenter la possibilité d'un appel au marché, une hypothèse qui a conduit l'action à effacer ses gains mardi après-midi. GM a refusé lui aussi de faire un commentaire.

La source a ajouté que General Motors n'était pas totalement convaincu par le projet actuellement au coeur des discussions. Depuis que le site d'informations La Tribune a rapporté le 21 février que PSA et GM étaient en discussions, le géant de Detroit a vu son action reculer de 4,4%. Le titre PSA, dans l'intervalle, a pris 6%, une hausse qui dissimule des mouvements de yo-yo très marqués certains jours.

"Ce n'est pas de ce genre de solution dont nous avons besoin sur le marché généraliste européen, où il faut réduire les capacités", commente Eric Hauser, analyste automobile chez Credit Suisse, dans une note à propos des discussions en vue d'un rapprochement.

L'action PSA a pris près de 10% après que des sources ont indiqué à Reuters que GM prévoyait une prise de participation allant jusqu'à 5% dans le constructeur français.

"PSA pourrait aussi envisager un échange de participations avec GM afin de consolider leur partenariat", commente Kristina Church, analyste automobile chez Barclays Capital. "On peut aussi s'interroger sur l'impact d'un tel scénario sur les autres partenariats de Peugeot. Quel sera le sentiment de BMW, Ford ou Fiat à l'idée de coopérer indirectement avec GM ?"

Guillaume Faury, directeur de la Recherche & Développement de PSA, a souligné mardi que le groupe consulterait ses partenaires industriels avant toute éventuelle nouvelle alliance.

Avec Julien Ponthus, Gilles Guillaume pour le service français, édité par Dominique Rodriguez

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