General Electric veut supprimer près de 470 emplois en France

STRASBOURG (Reuters) - Un peu plus de trois ans après avoir repris les activités énergie d’Alstom, General Electric envisage de supprimer près de 470 emplois dans cette division, affectée par une baisse des commandes au niveau mondial, a-t-on appris mercredi auprès des syndicats et de la direction.
General Electric veut supprimer près de 470 emplois en France
Un peu plus de trois ans après avoir repris les activités énergie d’Alstom, General Electric envisage de supprimer près de 470 emplois dans cette division. /Photo d'archives/REUTERS/Brian Snyder

Des négociations ont été ouvertes la semaine dernière entre la direction du groupe américain et les organisations syndicales, en vue d’un accord de rupture conventionnelle collective, un dispositif autorisé par une ordonnance gouvernementale de septembre 2017 pour les salariés ayant un projet de reconversion.

Un plan de retraites anticipées est également sur la table.

"Dans un contexte particulièrement difficile dans le secteur de l'énergie, GE procède actuellement à une revue de ses activités pour s'assurer qu’elles sont les mieux à même de répondre aux réalités du marché et permettre leur succès à long terme", confirme l’entreprise.

Le plan de départs concernerait notamment 229 personnes, dont 146 à Belfort, dans la division Alstom Power System, qui produit des turbines pour les énergies autres que le gaz.

Les divisions Power Conversion, pour 149 postes, et Grid (réseaux électriques), pour 90, sont également concernées.

General Electric emploie 16.000 personnes en France dont environ 6.000 dans la branche énergie.

"La direction met la pression sur les organisations syndicales pour signer un accord de méthode d’ici fin février", a réagi Dominique Thiriet, secrétaire de la CGT à l’usine de Belfort. "GE essaye de rattraper le retard pris du fait de ses trois ans d’accord avec le gouvernement."

En rachetant, en 2015, le pôle énergie d'Alstom pour 9,7 milliards d'euros, le conglomérat américain s’était engagé à maintenir les emplois pendant au moins trois ans et de réaliser 1.000 embauches nettes sur la même période, sous peine de devoir verser une pénalité de 50.000 euros par emploi non créé.

Lorsque, en décembre 2017, General Electric a annoncé la suppression de 12.000 postes dans son pôle énergie, du fait d’un retournement du marché au niveau mondial, les réductions d’effectifs n’avaient pas touché la France.

Si GE a créé des emplois en France depuis 2015, notamment dans la branche énergies renouvelables, l’entreprise a reconnu, en octobre 2018 que le compte n’y était pas et qu’elle respecterait ses engagements.

Une réunion doit se tenir la semaine prochaine à ce sujet au ministère de l’Economie et des Finances, a dit à Reuters un porte-parole de GE.

(Gilbert Reilhac, édité par Yves Clarisse)

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