General Electric veut partiellement fermer les vannes de ses activités hydrauliques à Grenoble

345 emplois pourraient être supprimés chez GE Hydro à Grenoble (Isère). Cette filiale du groupe américain General Electric, issue de la reprise des activités hydrauliques d’Alstom en 2015, compte actuellement 800 postes.

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General Electric veut partiellement fermer les vannes de ses activités hydrauliques à Grenoble
Le site General Electric de Grenoble (Isère) verra ses effectifs réduits de 345 postes à partir de septembre.

Douche froide pour les 800 salariés de GE Hydro à Grenoble (Isère), le fabricant de turbines hydrauliques repris en 2015 par le groupe américain General Electric (GE). Dans un courrier, la direction leur a annoncé un plan de restructuration et des suppressions d’emploi, "à partir de septembre". 345 postes seraient sur la sellette.

Des discussions ont été ouvertes le 4 juillet avec l’Instance de représentation des salariés au niveau européen. Elles portent sur des "propositions visant à faire évoluer l’activité hydroélectricité de GE". D’autres réunions sont prévues avec les délégués du personnel de la division Hydro France vendredi 7 juillet. "Cette étape est nécessaire pour mieux positionner notre activité et réussir dans un marché extrêmement concurrentiel", estime la direction qui reconnaît, dans un document que s’est procuré Le Parisien, "avoir échoué à atteindre les objectifs financiers, notamment en raison d’une structure de coûts excessivement élevée". Il est spécifié qu'avec "l’organisation actuelle, nous ne sommes pas en mesure de mener à bien notre mission fondamentale, qui consiste à développer notre carnet de commandes, augmenter notre chiffre d’affaires, honorer correctement nos contrats et rétablir notre rentabilité".

Le président Macron interpellé

Ce plan "n’est pas acceptable. On ne va pas laisser faire", réagit Christophe Ferrari, président de Grenoble-Alpes Métropole qui interpelle le président de la République. Il rappelle qu’Emmanuel Macron avait soutenu le rachat des activités énergie d’Alstom par General Electric lorsqu’il était ministre de l’Economie. Le patron du groupe américain s’était alors engagé à créer 1 000 emplois nets en France d’ici la fin 2018.

La pilule est d’autant plus amère à avaler pour les élus et salariés que Grenoble est le berceau de la houille blanche, l'électricité fournie grâce à l'énergie produite par des chutes d'eau. En 2013, avait été inauguré en grandes pompes le centre mondial de technologie en hydroélectricité d’Alstom, doublé d’une chaire industrielle dédiée aux machines hydrauliques à l’Institut polytechnique de Grenoble. A cette occasion, la vice-présidente de la recherche et développement et du marketing produit d'Alstom, Maryse François-Xausa, avait déclaré : "L'hydroélectricité a un nouveau rôle à jouer dans l'évolution du mix énergétique. Elle a un fort potentiel de croissance et doit être en mesure de prendre le relais des énergies intermittentes telles que l'éolien ou le solaire." C’était il y a un peu plus de quatre ans, avant la reprise du pole hydroélectrique par le géant américain.

Vincent Charbonnier

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