General Electric va créer 1000 emplois en France

General Electric a détaillé ce lundi 7 décembre les 1000 créations nettes de postes promises au gouvernement français pour s'emparer des activités dans l'énergie d'Alstom.

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Clara Gaymard - Crédits Pascal Guittet

Jeff Immelt, patron de General Electric, s'y était engagé auprès de François Hollande. En échange de l'aval du gouvernement français à l'acquisition des activités énergie d'Alstom, le conglomérat allait créer 1000 emplois nets dans ses activités industrielles en France d'ici à 2018. De quoi passer les effectifs de 14 000 à 15 000. "Maintenant que le closing est passé [le rachat a été clôturé le 2 novembre, ndlr], nous pouvons enfin donner des précisions", a déclaré Mark Hutchinson, le président de GE Europe, en charge de l'intégration d'Alstom, lors d'une conférence de presse ce lundi 7 décembre.

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Les 1000 emplois promis se décomposent en quatre volets. Le premier concerne le numérique. GE va créer à Paris un centre

Le nouveau digital dojo de GE
GE, chantre de l'internet industriel, a pris le virage du machine-to-machine et du big data à grande vitesse en quelques années. Il y voit l'avenir de l'industrie. "Notre centre d'excellence dans le logiciel de San Ramon, dans la Silicon Valley, emploie aujourd'hui 1200 ingénieurs logiciels. Les 250 emplois du centre français devraient n'être qu'un début", affirme Mark Hutchinson. Clara Gaymard, présidente de GE France, poursuit l'analogie : "On appelle ce centre de recherches un "dojo", où, comme à San Remo, les ingénieurs logiciels travailleront avec nos ingénieurs métiers et ceux de nos clients autour de Predix , notre plateforme cloud de l'internet industriel."
d'excellence dédié au logiciel qui emploiera 250 personnes. Consacré à l'internet industriel, ce centre de R&D sera le deuxième de ce type pour GE après celui fondateur de San Ramon, en Californie. Son but ? "Etre proche des grands clients européens", répond Mark Hutchinson. "Nous sommes en train de choisir l'emplacement du centre et les recrutements commenceront dès janvier", complète Clara Gaymard, présidente de GE France.

Les Français, futurs leaders de L'américain

Quoi de plus séduisant que le numérique ? La "francisation" future du top management de GE ! C'est "le plus excitant" pour Mark Hutchinson, affirme-t-il. GE promet de multiplier par plus de 10 le nombre de Français recrutés à la sortie de l'école dans ses programmes de leadership. Ils sont 20 aujourd'hui, ils seront 240 français en 2018 à effectuer des parcours accélérés vers le sommet, sur un total d'environ un millier. "50% de notre top management, dont Jeff Immelt, vient de ces programmes. Les Français vont rentrer en force parmi les futurs leaders de GE !", s'exclame Mark Hutchinson. Clara Gaymard résume : "C'est un game changer."

Moins spectaculaire mais presque autant générateur d'emplois : 200 postes seront créés en regroupant à Paris et à Belfort des services communs et de support pour toutes les entités de GE France. Un regroupement dans la continuité de ceux réalisés par l'américain ces dernières années, avec la création d'une poignée d'autres centres d'excellence de services partagés comme en Chine et aux Etats-Unis.

310 emplois dans la fabrication

Enfin, le solde de 310 emplois viendra d'un accroissement de postes "hautement qualifiés" dédiés à la fabrication, essentiellement à Belfort (Territoire-de-Belfort). Renforcé par l'intégration d'Alstom, Belfort, avec ses plus de 4000 salariés et ses turbines 50 Hertz, est déjà l'un des plus gros sites industriels au monde de GE, au coude à coude avec Cincinatti (aéronautique) et Greenville (turbines 60 Hertz). Le renforcement des effectifs viendra probablement en partie d'une internalisation de sous-traitants. Mais pas seulement.

Mark Hutchinson est convaincu que "la complémentarité entre Alstom et GE va nous permettre de remporter plus de contrats […] et assurera la montée en puissance" du site belfortain. Une conviction qui détonne avec le tableau catastrophique du marché des centrales et turbines que dressait Patrick Kron, l'été 2014, pour justifier la vente d'Alstom… Mais l'Américain n'a pas d'hésitation : "Nous avons racheté Alstom parce que nous croyons au marché de l'énergie."

Manuel Moragues

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