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General Electric propose de former trois coentreprises avec Alstom

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L'offre améliorée de General Electric présentée ce jeudi 19 juin prévoit la formation de trois coentreprises ("réseaux intelligents, "énergies renouvelables et réseaux hydrauliques" et turbines vapeur pour le nucléaire) et de céder son activité de signalisation à Alstom. Concernant le projet de l'américain d'une coentreprise dans le nucléaire, l'Etat français disposerait d'un droit de veto.

General Electric propose de former trois coentreprises avec Alstom © DR

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Opposé au tandem nippo-allemand Siemens-Mitsubishi, General Electric continue d'avancer ses pions dans le dossier Alstom. Le patron du conglomérat américain, Jeff Immelt, a rencontré ce jeudi 19 juin le ministre de l'Economie, Arnaud Montebourg, puis les syndicats de l'industriel français. Dans un communiqué, GE a indiqué qu'il proposait de créer trois coentreprises et de céder son activité de signalisation à Alstom.

Trois coentreprises

Le groupe américain précise que malgré cette offre améliorée la valorisation d'Alstom reste "inchangée". GE proposait 12,35 milliards d'euros en cash pour les activités énergie d'Alstom. Dans le détail, l'offre améliorée de GE comprend deux coentreprises à 50-50 : l'une dans les réseaux intelligents et l'autre dans les énergies renouvelables et les réseaux hydrauliques, précise le communiqué du groupe. Une troisième coentreprise serait formée dans les turbines vapeur (nucléaire) dont la répartition n'a pas encore été arrêtée, indique le groupe américain, ajoutant que cette alliance devrait être aussi à parts égales.

Le groupe américain proposerait également de conserver dans l'Hexagone les sièges de ces coentreprises qu'il propose de former avec le groupe français, a détaillé une souce de l'AFP.

Droit de veto de l'Etat français dans le nucléaire

Concernant le projet de GE de former une coentreprise dans le nucléaire avec Alstom, le groupe américain a indiqué avoir proposé que l'Etat français dispose d'un droit de veto. "Une alliance à parité égale entre GE et Alstom (50/50) incluant des actions préférentielles accordant à l'Etat français un droit de veto ainsi que des droits de gouvernance spécifiques dans le domaine de la sécurité et des technologies nucléaires en France", indique GE dans son communiqué, répondant par là-même à une exigence clé du gouvernement dans le dossier Alstom.

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