General Electric pourrait mettre la main sur Alstom

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General Electric est en discussions pour racheter Alstom pour environ 13 milliards de dollars (9,4 milliards d'euros), rapporte l'agence Bloomberg, citant des sources au fait du dossier. Le groupe français  a dit le 24 avril ne pas être informé d'un projet d'offre publique d'achat sur ses actions.

General Electric pourrait mettre la main sur Alstom

Selon Bloomberg, un accord entre les deux parties pourrait être annoncé la semaine prochaine, le conglomérat industriel américain ayant, toujours selon l'agence, le soutien de Bouygues, actionnaire à hauteur de 29,3% d'AlstomAlstom a démenti l'article, une porte-parole du spécialiste des infrastructures électriques et ferroviaires déclarant qu'il s'agit de "rumeurs totalement infondées".

Un porte-parole de General Electric s'est refusé à tout commentaire. Un porte-parole de Bouygues n'était pas immédiatement disponible pour faire un commentaire. Alstom a été plombé ces derniers temps par la faiblesse persistante du marché des nouvelles centrales thermiques, qui s'explique par le bas niveau des prix de l'électricité.

General Electric se recentre sur l'industrie

En janvier, le groupe, qui fabrique notamment les trains à grande vitesse (TGV), a abaissé ses prévisions de marge et de trésorie. Deux mois plus tôt, il avait annoncé son intention de vendre une participation minoritaire dans son pôle transport et de supprimer dans un premier temps 1 300 postes.

Au cours des douze derniers mois, le titre Alstom a reculé de quelque 20% en raison des inquiétudes sur la trésorerie du groupe. La capitalisation boursière du groupe était de l'ordre de 7,5 milliards d'euros au cours de clôture du 23 avril. General Electric, qui est en passe de ses recentrer sur ses activités industrielles au détriment de sa filiale financière, a dit récemment viser des acquisitions représentant entre un et quatre milliards de dollars.

Mais, à l'occasion de la conférence téléphonique accompagnant les résultats du premier trimestre - qui s'étaient soldés par une hausse de 12% du bénéfice des secteur industriels - des propos de certains dirigeants ont fait croire à certains analystes qu'une plus grosse transaction n'était pas exclue.

Lors d'un entretien accordé mi-avril, Jeff Bornstein, directeur financier de General Electric, a dit que le conglomérat était prêt à dépenser davantage pour une acquisition si la cible était complémentaire à ses activités et susceptible de générer d'importantes économies de coûts.

Avec Reuters

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