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L'Usine de l'Energie

General Electric joue les alliances avec Alstom mais garde le contrôle

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Alliances, garantie sur le nucléaire et renforcement du ferroviaire, la nouvelle offre de General Electric sur Alstom est taillée pour séduire le gouvernement. L'évolution par rapport à la proposition initiale de l'américain est considérable. Mais GE n'a rien lâché sur l'essentiel.

General Electric joue les alliances avec Alstom mais garde le contrôle

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Sourire chaleureux et sens de l'humour affiché, Jeffrey Immelt, le patron de General Electric, a conclu sa journée séduction par une conférence de presse jeudi 19 juin. Il sortait d'une rencontre avec les syndicats d'Alstom. Un peu plus tôt, c'est au ministre de l'Economie, Arnaud Montebourg, qu'il avait rendu visite. La nouvelle offre de rachat du pôle énergie d'Alstom qu'il a présentée à tous représente une évolution considérable par rapport à la proposition initiale. Et elle est effectivement taillée pour séduire : une coentreprise estampillée "transition énergétique", des garanties fortes sur le nucléaire et le renforcement de la branche Transport d'Alstom. Mais peut-être est-ce dû à la présence à côté de lui d'un appareil retransmettant la conférence aux journalistes aux Etats-Unis ? Jeffrey Immelt n'a pas caché qu'il n'avait rien lâché d'essentiel : "Les fondamentaux économiques de notre offre n'ont pas changé."

GE achète 100% de l'essentiel de l'activité vapeur et gaz

La concession sur le nucléaire est certes bien calibrée. GE propose de créer une coentreprise 50/50 sur les turbines à vapeur pour le nucléaire (les Arabelle) dans laquelle l'Etat français disposerait d'actions préférentielles avec droit de veto. L'Etat français détiendrait par ailleurs la propriété intellectuelle de cette technologie. Mais pour le reste de l'activité d'Alstom dans l'énergie thermique - les turbines à vapeur utilisées dans les centrales à charbon et les centrales à gaz à cycle combinée, les turbines à gaz, les alternateurs, etc. -, GE récupère tout. Dans le lot, en particulier, le trésor d'Alstom : la base installée des équipements du français génératrice, de lucratifs services. "Le coeur de notre offre pour Alstom est intact : l'activité vapeur et sa base installée, a ainsi déclaré Jeffrey Immelt. 86% des synergies prévues sont hors des coentreprises", insiste le PDG.

GE garde le contrôle opérationnel des coentreprises

"L'alliance pour la transition énergétique" proposée par GE tombe à point nommé alors que Ségolène Royal, la ministre de l'Ecologie, vient de présenter son projet de loi. Concrètement, cette alliance, ce sont deux autres coentreprises 50/50. Avec, pour l'essentiel, des actifs d'Alstom, sous contrôle de GE. La première regroupe l'éolien en mer et l'hydroélectricité – "On n'y était pas", a précisé le PDG. L'autre concerne les réseaux électriques, dans laquelle GE apportera ses activités dans la moyenne tension. "Alstom étant plus fort dans les réseaux, il s'agissait dès le départ d'adosser notre activité à celle d'Alstom", a déclaré Jeff Immelt. Quant au contrôle, c'est clair : "General Electric gardera le contrôle opérationnel des coentreprises 50/50." Le PDG s'est tout de même voulu rassurant en matière de gouvernance des coentreprises : "il y aura des protections, des droits pour Alstom".

Le renforcement d'Alstom Transport semble faire exception. Là, outre un ensemble d'accords de coopération, GE propose de vendre son activité dans la signalisation ferroviaire à Alstom. Mais avec environ 600 millions d'euros de chiffre d'affaires, il s'agit d'une petite cession pour le géant américain... qui ne concerne pas l'essentiel de l'affaire : l'énergie.

Manuel Moragues

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