Gemalto tire le CAC 40 dans l’économie numérique

Le 6 décembre, le spécialiste de la sécurité numérique Gemalto a remplacé l’équipementier télécom Alcatel-Lucent au CAC40. Un marqueur de l’entrée timide de notre économie dans la révolution numérique.

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Gemalto tire le CAC 40 dans l’économie numérique

C’est une annonce qui marque les esprits. Gemalto remplace Alcatel-Lucent au CAC 40.

Pour beaucoup, au-delà de l’aspect purement boursier de l’opération (le 6 décembre, Alcatel-Lucent pesait un peu plus de 2 milliards d’euros en Bourse contre 6,5 milliards pour Gemalto), il s’agirait en effet de la première entrée du numérique au cœur d’indice vedette de la Bourse de Paris. Avec, qui plus est, une entreprise trentenaire. Alors que les autres membres du club, sont plutôt centenaires.

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Pourtant, Alcatel-Lucent, que Gemalto remplace, est elle aussi une entreprise du numérique. Elle fournit même des équipements pour l’échange de données à très haut débit de la Chine aux États-Unis. Certes, le groupe, né en 2006 de la fusion d’Alcatel et Lucent Technologies, puise ses racines dans la Compagnie Générale d’Électricité, né en 1898.

Un acteur majeur de l’internet mais invisible

Mais, il a su prendre le virage de l’internet et du mobile. En revanche, il n’arrive pas à lutter contre l’expansionnisme de ses concurrents chinois. Et, comme le regrettait aussi Louis Gallois, lors des dernières assises du numérique, il ne bénéficie d’aucune préférence nationale de la part des opérateurs européens. Conséquence, il a annoncé 5 500 suppressions d’emploi dans le monde, dont 1 430 en France.

Gemalto, lui, résiste et se développe à l’international (80 % de son CA de 2 milliards d’euros à l’export). La société, née de la fusion de la française Gemplus spécialiste des cartes à puce et de la néerlandaise Axalto en 2006, est devenue un acteur majeur de l’internet, certes de manière invisible, mais pour des services que tout le monde utilise.

C’est en effet lui qui sécurise, entre autres, les connexions au cloud d’Amazon. Et si L’Usine nouvelle l’avait élu industriel de l’année en 2011, c’était bien pour marquer l’entrée de l’industrie dans une nouvelle ère.

L’entrée de Gemalto au CAC 40, n’en est que la reconnaissance boursière. Et, surtout, ce ne devrait pas être la dernière. Au sein du Next-20, l’anti-chambre du CAC 40, ce sont donc, Alcatel-Lucent, Atos et Iliad trois sociétés du numérique, qui devraient succéder à Gemalto, bien sûr, mais surtout à Wendel et Eurotunnel. La vielle économie.

Aurélie Barbaux

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