Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

Le français Gemalto produira bien le nouveau passeport britannique post-Brexit

, , ,

Publié le , mis à jour le 19/04/2018 À 07H39

 Le gouvernement britannique a confirmé l'attribution à Gemalto d'un contrat portant sur la fabrication des futurs passeports britanniques.

Le français Gemalto produira bien le nouveau passeport britannique post-Brexit
Le gouvernement britannique a confirmé mercredi l'attribution à Gemalto d'un contrat portant sur la fabrication des futurs passeports britanniques. /Photo d'archives/REUTERS/Gonzalo Fuentes
© Gonzalo Fuentes

Gemalto fabriquera bien les futurs passeports britanniques dès 2019, après le Brexit ! Le contrat conclu pour une durée de 11 ans et demi représente environ 260 millions de livres (300 millions d'euros), a précisé le service des passeports de Sa Majesté dans un communiqué. En mars, le journal populaire The Sun avait rapporté que le spécialiste franco-néerlandais de la sécurité numérique avait remporté l'appel d'offres aux dépens de De La Rue, fournisseur historique du gouvernement, ce qui avait suscité la colère des eurosceptiques et de la presse tabloïd à un an de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne. De La Rue, qui avait début avril annoncé son intention de contester la décision, a finalement jeté l'éponge.

Dans son communiqué, le service des passeports souligne que le contrat, qui prendra effet en octobre 2019, "permettra à Gemalto de renforcer sa présence au Royaume-Uni, où il opère depuis 25 ans, et ajoutera environ 70 emplois à ses effectifs britanniques actuels." Le montant de 260 millions de livres représente en outre une importante économie par rapport au précédent contrat attribué en 2009 pour 400 millions de livres, ajoute-t-il.

Les passeports bleus - comme avant l'entrée du Royaume-Uni dans l'UE - bénéficieront des dernières innovations technologiques leur permettant de présenter toutes les garanties de sécurité, selon le communiqué.

Une usine De la rue en sursis

De La Rue a annoncé le 18 avril qu'il inscrirait dans ses comptes une charge de quatre millions de livres au titre des coûts liés à l'appel d'offres et que cela l'empêcherait d'atteindre ses objectifs financiers sur son exercice décalé clos fin mars. Interrogé à la radio BBC, le directeur général Martin Sutherland s'est dit toujours "surpris et déçu" mais a ajouté avoir pris la décision "pragmatique" de ne pas faire appel. L'action du groupe britannique a fini en baisse de 4,37% à 470,5 pence à la Bourse de Londres après avoir touché en séance un plus bas de 12 mois à 446 pence.

De La Rue, qui imprime sept milliards de billets de banque et 15 millions de passeports par an, a précisé que son chiffre d'affaires avait augmenté d'environ 6% sur l'exercice à fin mars mais il s'est dit "prudent" pour le nouvel exercice.

Le syndicat Unite a déploré la décision, affirmant qu'elle risquait de mettre en péril le site de De La Rue à Gateshead, dans le nord-est de l'Angleterre.

Avec Reuters (Paul Sandle, Bertrand Boucey et Véronique Tison pour le service français)

Réagir à cet article

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle